<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[The Compass]]></title><description><![CDATA[Explorer les dynamiques complexes de la politique mondiale, des conflits et des relations internationales pour offrir une analyse approfondie et des perspectives variées.]]></description><link>https://www.thecompass.news</link><image><url>https://www.thecompass.news/img/substack.png</url><title>The Compass</title><link>https://www.thecompass.news</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Thu, 07 May 2026 17:35:03 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://www.thecompass.news/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[actugeopol@substack.com]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[actugeopol@substack.com]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[actugeopol@substack.com]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[actugeopol@substack.com]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[La guerre des chaînes d'approvisionnement : un nouvel instrument géopolitique]]></title><description><![CDATA[Depuis quelques mois, la confrontation entre les &#201;tats-Unis et la Chine prend un nouveau tournant, plus subtil que les affrontements tarifaires classiques, mais potentiellement plus d&#233;stabilisateur &#224; long terme.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/la-guerre-des-chaines-dapprovisionnement</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/la-guerre-des-chaines-dapprovisionnement</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Thu, 12 Jun 2025 11:59:02 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/5dcd17d4-c588-40ec-a742-50a78eda9320_1068x580.webp" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques mois, la confrontation entre les &#201;tats-Unis et la Chine prend un nouveau tournant, plus subtil que les affrontements tarifaires classiques, mais potentiellement plus d&#233;stabilisateur &#224; long terme. Il ne s&#8217;agit plus seulement de droits de douane ou de sanctions &#233;conomiques, mais d&#8217;un usage strat&#233;gique des cha&#238;nes d&#8217;approvisionnement mondiales comme levier de puissance et d&#8217;influence. Dans un article publi&#233; r&#233;cemment, <em>The Wall Street Journal</em> affirme que les cha&#238;nes d'approvisionnement sont devenues le nouveau champ de bataille de la guerre commerciale entre Washington et P&#233;kin, et que cette dynamique marque le d&#233;but d&#8217;une &#232;re o&#249; les flux de biens critiques sont d&#233;sormais instrumentalis&#233;s &#224; des fins g&#233;opolitiques.</p><p>Les semi-conducteurs, les terres rares et autres composants essentiels &#224; l&#8217;industrie technologique sont aujourd&#8217;hui au c&#339;ur de cette rivalit&#233;. Les &#201;tats-Unis ont impos&#233; des restrictions s&#233;v&#232;res sur l&#8217;exportation de technologies de pointe vers la Chine, notamment en mati&#232;re de microprocesseurs et d&#8217;outils de fabrication. En retour, P&#233;kin a r&#233;pliqu&#233; en mena&#231;ant de limiter l&#8217;acc&#232;s &#224; certains min&#233;raux strat&#233;giques, comme le gallium et le germanium, dont elle d&#233;tient une large part de la production mondiale. Selon le <em>Wall Street Journal</em>, cette nouvelle forme de guerre &#233;conomique incite les entreprises multinationales &#224; revoir enti&#232;rement leurs cha&#238;nes logistiques, &#224; cr&#233;er des r&#233;seaux de production parall&#232;les et &#224; doubler leurs fournisseurs, g&#233;n&#233;rant des co&#251;ts massifs et une complexit&#233; op&#233;rationnelle in&#233;dite.</p><p>Les r&#233;percussions se font d&#233;j&#224; sentir dans des secteurs industriels cl&#233;s. L&#8217;industrie automobile, par exemple, se retrouve confront&#233;e &#224; une p&#233;nurie critique de terres rares, essentielles &#224; la fabrication de moteurs &#233;lectriques. Plusieurs groupes europ&#233;ens et asiatiques auraient d&#233;j&#224; anticip&#233; des ralentissements ou des arr&#234;ts temporaires de production d&#232;s cet &#233;t&#233; si aucune alternative n&#8217;est trouv&#233;e. &#192; cela s&#8217;ajoute une incertitude constante pour les entreprises technologiques qui, entre les sanctions am&#233;ricaines et les restrictions chinoises, peinent &#224; s&#233;curiser leurs approvisionnements.</p><p>Derri&#232;re cette guerre des cha&#238;nes d&#8217;approvisionnement se dessine une recomposition plus large de l&#8217;ordre mondial. Les &#201;tats ne se contentent plus de d&#233;fendre des positions commerciales : ils cherchent &#224; garantir leur autonomie strat&#233;gique, &#224; s&#233;curiser l&#8217;acc&#232;s aux mati&#232;res critiques et &#224; relocaliser des pans entiers de leur industrie. Le "friendshoring", cette tendance &#224; rapatrier la production vers des pays alli&#233;s, s&#8217;acc&#233;l&#232;re. Les &#201;tats-Unis investissent massivement dans leur industrie des semi-conducteurs, tout comme l&#8217;Union europ&#233;enne, qui tente de b&#226;tir une souverainet&#233; technologique. La Chine, de son c&#244;t&#233;, renforce ses partenariats avec des pays producteurs de minerais, notamment en Afrique et en Am&#233;rique latine.</p><p>&#192; court terme, cette dynamique pourrait entra&#238;ner une inflation persistante sur les produits technologiques, une fragilisation de certaines industries et une hausse des co&#251;ts de production. Mais les cons&#233;quences les plus lourdes sont &#224; envisager &#224; moyen et long terme. Ce d&#233;couplage progressif des &#233;conomies occidentales et chinoise risque de fragmenter durablement l&#8217;&#233;conomie mondiale en blocs technologiques distincts, chacun fond&#233; sur ses normes, ses cha&#238;nes logistiques et ses sph&#232;res d&#8217;influence.</p><p>Dans ce contexte, la coop&#233;ration internationale, d&#233;j&#224; affaiblie par les tensions g&#233;opolitiques, pourrait encore reculer. L&#8217;Organisation mondiale du commerce se trouve marginalis&#233;e, incapable d&#8217;imposer des r&#232;gles dans un jeu o&#249; la souverainet&#233; prime sur la libre circulation des biens. &#192; terme, le risque est celui d&#8217;un monde moins int&#233;gr&#233;, plus instable, o&#249; chaque crise g&#233;opolitique, de Ta&#239;wan au Moyen-Orient, aura des r&#233;percussions imm&#233;diates sur les flux &#233;conomiques globaux.</p><p>La guerre des cha&#238;nes d&#8217;approvisionnement n&#8217;est donc pas un simple &#233;pisode technique ou industriel. Elle incarne une mutation profonde des rapports de force mondiaux, o&#249; l&#8217;&#233;conomie cesse d&#8217;&#234;tre un espace neutre pour devenir un terrain d&#8217;affrontement strat&#233;gique. Et dans ce nouveau paradigme, la ma&#238;trise des flux vaut parfois plus que celle des armes.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Trump au Moyen-Orient : une visite décisive pour rattraper le retard face à la Chine ?]]></title><description><![CDATA[&#192; l&#8217;approche de sa prochaine visite au Moyen-Orient, pr&#233;vue pour la semaine prochaine, Donald Trump pourrait y poser les bases d&#8217;une nouvelle strat&#233;gie am&#233;ricaine en Afrique, dans un contexte de comp&#233;tition accrue avec la Chine.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/trump-au-moyen-orient-une-visite</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/trump-au-moyen-orient-une-visite</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Thu, 08 May 2025 12:23:12 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/c03a8c76-0191-4fb7-95d6-2e63268dda50_1536x1024.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>&#192; l&#8217;approche de sa prochaine visite au Moyen-Orient, pr&#233;vue pour la semaine prochaine, Donald Trump pourrait y poser les bases d&#8217;une nouvelle strat&#233;gie am&#233;ricaine en Afrique, dans un contexte de comp&#233;tition accrue avec la Chine. Tout laisse penser que cette visite pourrait marquer un tournant dans la politique &#233;trang&#232;re am&#233;ricaine.</p><h3>Vers un axe Rabat&#8211;Abu Dhabi&#8211;Washington ?</h3><p>L&#8217;un des sc&#233;narios les plus plausibles serait l&#8217;annonce d&#8217;un partenariat renforc&#233; avec le Maroc et les &#201;mirats arabes unis. Les &#201;tats-Unis pourraient s&#8217;appuyer sur Rabat comme hub diplomatique et &#233;conomique en Afrique de l&#8217;Ouest, en particulier via la CEDEAO et les pays du Sahel comme le Mali, le Burkina Faso ou le Nigeria. Certains de ces pays, de plus en plus m&#233;fiants face &#224; la pr&#233;sence chinoise, pourraient &#234;tre r&#233;int&#233;gr&#233;s dans le giron occidental. Le r&#244;le des &#201;mirats serait crucial dans ce sch&#233;ma : ils pourraient assurer le financement de plusieurs projets structurants en Afrique, en soutien &#224; cette strat&#233;gie am&#233;ricaine de reconqu&#234;te du continent.</p><h3>Un coup d&#8217;acc&#233;l&#233;rateur au projet de gazoduc panafricain</h3><p>Parmi les annonces attendues, l&#8217;un des dossiers les plus sensibles pourrait &#234;tre celui du gazoduc reliant le Nigeria au Maroc, avec un appui financier massif des &#201;mirats arabes unis. Ce projet, qui traverse pas moins de 13 pays d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, permettrait non seulement d&#8217;approvisionner l&#8217;Europe, mais aussi d&#8217;affirmer une alternative cr&#233;dible aux routes &#233;nerg&#233;tiques domin&#233;es par la Chine. Il est probable que Trump saisisse cette occasion pour afficher son soutien &#224; cette infrastructure strat&#233;gique, qui incarne &#224; la fois l&#8217;ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique de l&#8217;Afrique et une nouvelle forme de partenariat triangulaire : Afrique&#8211;Moyen-Orient&#8211;&#201;tats-Unis.<br>Mais ce gazoduc pourrait aussi repr&#233;senter un tournant pour l&#8217;Afrique elle-m&#234;me. En r&#233;duisant de mani&#232;re significative le retard &#233;nerg&#233;tique du continent &#8212; rappelons que plus de 50 % des Africains n&#8217;ont toujours pas acc&#232;s &#224; l&#8217;&#233;lectricit&#233; &#8212; ce projet contribuerait directement &#224; l&#8217;acc&#233;l&#233;ration du d&#233;veloppement africain. Il s'agit l&#224; d'une opportunit&#233; historique : celle de combler un foss&#233; structurel, de dynamiser les &#233;conomies locales, et de placer l&#8217;Afrique au c&#339;ur de la croissance mondiale, &#224; un moment o&#249; la plupart des autres r&#233;gions sont confront&#233;es &#224; une saturation &#233;conomique, voire &#224; une destruction massive de richesses. Le retard du gazoduc Nigeria&#8211;Alg&#233;rie rend ce projet d&#8217;autant plus strat&#233;gique et urgent.</p><h3>Une reconnaissance symbolique d&#8217;un &#8220;pseudo &#201;tat&#8221; palestinien ?</h3><p>Autre piste envisag&#233;e : une annonce autour de la reconnaissance d&#8217;un &#201;tat palestinien limit&#233; &#224; la Cisjordanie. Un &#201;tat dit &#171; l&#233;opard &#187;, morcel&#233;, sans continuit&#233; territoriale, et d&#233;pourvu de r&#233;elle souverainet&#233;. Une d&#233;cision purement tactique, qui viserait &#224; offrir &#224; l&#8217;Arabie saoudite et aux &#201;mirats un levier de l&#233;gitimation pour renforcer leur coop&#233;ration avec les &#201;tats-Unis. Ce geste, sans remettre en cause l&#8217;&#233;quilibre r&#233;gional, permettrait d&#8217;int&#233;grer pleinement Riyad dans la dynamique de normalisation engag&#233;e avec les Accords d&#8217;Abraham.</p><h3>Un objectif clair : rattraper P&#233;kin en Afrique</h3><p>Le fil conducteur de cette visite pourrait bien &#234;tre la n&#233;cessit&#233; pour Washington de combler son retard sur la Chine, notamment sur le terrain des ressources strat&#233;giques comme les terres rares. M&#234;me si un accord potentiel avec l&#8217;Ukraine est &#233;voqu&#233;, il ne suffirait pas &#224; assurer l&#8217;autonomie am&#233;ricaine. L&#8217;Afrique appara&#238;t d&#232;s lors comme le dernier grand continent vierge, riche en ressources, et porteur d&#8217;un avenir g&#233;o&#233;conomique crucial.</p><h3>Trump veut rejouer la carte africaine</h3><p>Au final, tout indique que Donald Trump pourrait profiter de ce d&#233;placement pour annoncer une s&#233;rie d&#8217;initiatives destin&#233;es &#224; renforcer l&#8217;influence am&#233;ricaine en Afrique : soutien &#224; la strat&#233;gie &#233;nerg&#233;tique maroco-&#233;miratie, accords bilat&#233;raux avec les pays du Sahel, et geste diplomatique envers le monde arabe. Ces &#233;l&#233;ments, combin&#233;s, pourraient constituer la matrice d&#8217;une nouvelle vision am&#233;ricaine du continent africain.</p><p>Reste &#224; voir si cette visite tiendra toutes ses promesses. Mais une chose est s&#251;re : l&#8217;Afrique est devenue un terrain d&#233;cisif dans la rivalit&#233; sino-am&#233;ricaine et un pilier incontournable de la croissance mondiale &#224; venir.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Trump, fou ou stratège ? Quand la destruction devient levier de richesse]]></title><description><![CDATA[Donald Trump est revenu &#224; la Maison-Blanche avec une posture encore plus affirm&#233;e qu&#8217;en 2016 : celle d&#8217;un pr&#233;sident qui ne joue pas selon les r&#232;gles &#233;tablies, mais qui les pi&#233;tine pour mieux en &#233;crire de nouvelles.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/trump-fou-ou-stratege-quand-la-destruction</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/trump-fou-ou-stratege-quand-la-destruction</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Sat, 05 Apr 2025 12:14:06 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/6e655fed-7cb3-4cce-b38d-550590313576_700x394.avif" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Donald Trump est revenu &#224; la Maison-Blanche avec une posture encore plus affirm&#233;e qu&#8217;en 2016 : celle d&#8217;un pr&#233;sident qui ne joue pas selon les r&#232;gles &#233;tablies, mais qui les pi&#233;tine pour mieux en &#233;crire de nouvelles. &#192; peine investi, il a relanc&#233; ses coups de pression sur la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale, appelant &#224; plusieurs reprises Jerome Powell &#224; baisser les taux d&#8217;int&#233;r&#234;t. Officiellement, l&#8217;argument est simple : il faut relancer l&#8217;investissement, stimuler la croissance, faciliter l&#8217;acc&#232;s au cr&#233;dit. Mais derri&#232;re cette posture qui peut sembler classique, se cache une dynamique bien plus profonde. Car Trump ne pense pas seulement en chef d&#8217;&#201;tat. Il agit comme un joueur de rupture. Et son obsession pour les taux bas ne rel&#232;ve pas seulement de l&#8217;&#233;conomie, mais d&#8217;une strat&#233;gie plus large de reconfiguration des rapports de force mondiaux.</p><p><strong>Le chaos comme menace : Trump, fossoyeur de l&#8217;&#233;conomie ?</strong></p><p>Pour ses d&#233;tracteurs, Trump rejoue un sc&#233;nario dangereux. Il s&#8217;attaque aux &#233;quilibres financiers avec une brutalit&#233; d&#233;complex&#233;e, fait fi des signaux inflationnistes, et impose &#224; la Fed une pression politique in&#233;dite. Dans ce r&#233;cit-l&#224;, Trump est un incendiaire : un homme pr&#234;t &#224; saboter les fondements m&#234;mes de la stabilit&#233; mon&#233;taire am&#233;ricaine pour quelques points de croissance artificielle ou une embellie &#233;lectorale. En r&#233;clamant la baisse des taux alors que l&#8217;&#233;conomie montre encore des tensions, il pousse la Banque centrale &#224; intervenir contre son gr&#233;, fragilise son ind&#233;pendance, et installe un climat d&#8217;incertitude structurelle. Le r&#233;sultat, &#224; terme, pourrait &#234;tre une perte de cr&#233;dibilit&#233; du dollar, une fuite des capitaux, ou pire encore, une crise syst&#233;mique n&#233;e de d&#233;cisions mon&#233;taires prises sous la contrainte politique.</p><p><strong>Le chaos comme m&#233;thode : Trump, strat&#232;ge d&#8217;un nouvel ordre ?</strong></p><p>Mais ce diagnostic, bien qu&#8217;alarmiste, ne convainc pas tout le monde. Car il existe un autre r&#233;cit. Un r&#233;cit dans lequel Trump ne serait pas un perturbateur fou, mais un strat&#232;ge du d&#233;s&#233;quilibre. Dans cette lecture, les pressions sur la Fed, les relocalisations industrielles, les surtaxes douani&#232;res impos&#233;es &#224; la Chine et &#224; d&#8217;autres partenaires, tout cela fait partie d&#8217;un plan coh&#233;rent. Un plan qui repose sur une id&#233;e simple : pour g&#233;n&#233;rer une nouvelle forme de richesse, il faut d&#8217;abord casser les anciennes structures. Trump veut sortir des logiques h&#233;rit&#233;es de Bretton Woods, du libre-&#233;change g&#233;n&#233;ralis&#233;, du capitalisme financiaris&#233; qui s&#8217;est mondialis&#233; sans r&#233;gulation. Il veut forcer un reset. Et pour forcer ce reset, il utilise la politique mon&#233;taire comme un catalyseur.</p><p>Baisser les taux, dans ce contexte, devient un moyen de rendre l&#8217;argent facile, de rediriger les flux financiers vers l&#8217;&#233;conomie r&#233;elle, de nourrir un nouveau cycle d&#8217;investissement national. Mais ce n&#8217;est que la surface. Car au-del&#224;, il s&#8217;agit aussi d&#8217;enclencher une recomposition g&#233;opolitique. En poussant les investisseurs &#224; repenser leurs ancrages, en incitant les multinationales &#224; relocaliser, en rendant le dollar moins attractif pour stimuler les exportations, Trump vise un retournement du cycle. Il veut une Am&#233;rique &#224; nouveau industrielle, ind&#233;pendante, dominante. Et pour cela, il n&#8217;h&#233;site pas &#224; utiliser la force de d&#233;stabilisation comme une m&#233;thode assum&#233;e.</p><p>Le paradoxe est l&#224; : ce que certains voient comme un chaos, d&#8217;autres y lisent une strat&#233;gie. Car dans les grands tournants de l&#8217;histoire &#233;conomique, la richesse ne na&#238;t jamais dans l&#8217;ordre. Elle na&#238;t dans les failles, dans les ruptures, dans les zones grises. Et Trump, qu&#8217;on le veuille ou non, a compris que nous &#233;tions entr&#233;s dans un temps de fracture. Un temps o&#249; le d&#233;sordre n&#8217;est plus un accident, mais un levier. Il joue avec les march&#233;s comme on joue avec les nerfs d&#8217;un syst&#232;me &#233;puis&#233;, et dans ce jeu-l&#224;, il n&#8217;y a pas de place pour la nuance.</p><p>La question n&#8217;est donc pas de savoir s&#8217;il a raison ou tort. Elle est de comprendre ce que cette m&#233;thode produit. Et ce qu&#8217;elle annonce. Car si les institutions r&#233;sistent, si la Fed tient bon, alors peut-&#234;tre que Trump aura juste sem&#233; un peu plus de confusion. Mais si les plaques tectoniques c&#232;dent, si l&#8217;ordre ancien se fissure r&#233;ellement, alors il aura ouvert une br&#232;che dans laquelle se redessineront les rapports &#233;conomiques mondiaux. Il n&#8217;aura pas seulement bouscul&#233; le syst&#232;me : il l&#8217;aura reformul&#233; &#224; son image.</p><p>Ce qui se joue aujourd&#8217;hui d&#233;passe largement les &#201;tats-Unis. C&#8217;est une mani&#232;re de faire de la politique &#233;conomique qui entre en collision frontale avec tout ce qui a &#233;t&#233; construit depuis cinquante ans. Qu&#8217;on le consid&#232;re comme un fou furieux ou un g&#233;nie du chaos, Donald Trump impose une v&#233;rit&#233; crue : pour refa&#231;onner le monde, il faut parfois le d&#233;sorganiser. Et c&#8217;est exactement ce qu&#8217;il est en train de faire.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[L’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique : la reconfiguration d’un ordre mondial sous l’effet des politiques de Trump]]></title><description><![CDATA[L&#8217;&#232;re Biden a &#233;t&#233; marqu&#233;e par une intensification des sanctions contre la Russie, notamment dans le domaine &#233;nerg&#233;tique.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/leurope-le-moyen-orient-et-lafrique</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/leurope-le-moyen-orient-et-lafrique</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Tue, 04 Feb 2025 17:03:46 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/6b37e2be-7dba-4053-bd34-8bd4fae0aece_2000x1419.webp" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;&#232;re Biden a &#233;t&#233; marqu&#233;e par une intensification des sanctions contre la Russie, notamment dans le domaine &#233;nerg&#233;tique. Avec le retour de Donald Trump &#224; la Maison-Blanche, le monde s&#8217;appr&#234;te &#224; voir une transformation des rapports de force. Entre la soumission de l&#8217;Europe, les enjeux palestiniens et la lutte d&#8217;influence en Afrique, les dynamiques g&#233;opolitiques actuelles redessinent un nouvel &#233;quilibre mondial.</p><p><strong>L&#8217;Europe entre soumission et basculement vers la Chine</strong></p><p>L&#8217;administration Biden a impos&#233; des restrictions s&#233;v&#232;res contre la Russie, dont l&#8217;interdiction des achats de p&#233;trole en dollars, visant &#224; affaiblir l&#8217;&#233;conomie russe et limiter ses capacit&#233;s militaires. Cependant, ces sanctions ont eu un effet secondaire : elles ont acc&#233;l&#233;r&#233; la fragmentation des march&#233;s &#233;nerg&#233;tiques mondiaux. La Chine et l&#8217;Inde, profitant de la situation, ach&#232;tent d&#233;sormais du p&#233;trole russe &#224; prix r&#233;duit en monnaies alternatives.</p><p>L&#8217;Europe, d&#233;j&#224; fragilis&#233;e par la crise &#233;nerg&#233;tique r&#233;sultant de la guerre en Ukraine, se retrouve dans une position d&#233;licate. Ses alli&#233;s am&#233;ricains lui imposent des restrictions qui nuisent &#224; son &#233;conomie, tandis que ses besoins &#233;nerg&#233;tiques l&#8217;exposent &#224; une d&#233;pendance accrue &#224; de nouveaux partenaires. L&#8217;arriv&#233;e de Trump pourrait accentuer cette situation. Ayant d&#233;j&#224; montr&#233;, lors de son premier mandat, une volont&#233; de d&#233;sengagement en Europe, Trump pourrait chercher &#224; imposer des conditions encore plus dures &#224; ses alli&#233;s europ&#233;ens.</p><p>Son objectif ? Soumettre l&#8217;Europe en la contraignant &#224; renforcer son alliance avec Washington sous des termes plus favorables aux &#201;tats-Unis. Toutefois, une soumission excessive pourrait avoir l&#8217;effet inverse : si l&#8217;Europe se sent prise au pi&#232;ge par les &#201;tats-Unis, elle pourrait se tourner vers la Chine, qui se positionne comme un acteur &#233;conomique alternatif offrant une plus grande souplesse et des partenariats moins contraignants. En cherchant &#224; asseoir son autorit&#233;, Trump pourrait donc involontairement pousser l&#8217;Europe dans les bras de P&#233;kin, une cons&#233;quence paradoxale de sa politique transactionnelle.</p><p><strong>Le Moyen-Orient : une opportunit&#233; strat&#233;gique pour Trump</strong></p><p>Trump, connu pour son pragmatisme, pourrait chercher &#224; renforcer ses alliances avec les puissances du Moyen-Orient, en particulier l&#8217;Arabie saoudite. L&#8217;objectif de Mohammed Ben Salmane (MBS) &#233;tant de mener l&#8217;Arabie saoudite vers une puissance r&#233;gionale incontest&#233;e &#224; l&#8217;horizon 2030, Trump pourrait lui offrir une concession symbolique sur la Palestine, et plus pr&#233;cis&#233;ment sur la Cisjordanie, en &#233;change d&#8217;un partenariat renforc&#233;, alors que Gaza est aujourd&#8217;hui r&#233;duite en ruines.</p><p>Ce plan pourrait prendre la forme d&#8217;une reconnaissance limit&#233;e d&#8217;une entit&#233; palestinienne, sans r&#233;elle souverainet&#233;, mais suffisante pour permettre &#224; MBS d&#8217;am&#233;liorer son image aupr&#232;s du monde musulman. Un tel accord renforcerait la normalisation d&#8217;Isra&#235;l avec le reste du monde arabe, rendant le plan d&#8217;Abraham bien plus r&#233;alisable.</p><p>Au-del&#224; des questions diplomatiques, le Moyen-Orient reste un acteur cl&#233; dans l&#8217;approvisionnement &#233;nerg&#233;tique mondial. Trump pourrait ainsi chercher &#224; s&#8217;appuyer sur MBS pour contr&#244;ler les ressources p&#233;troli&#232;res et limiter l&#8217;influence chinoise et russe dans la r&#233;gion. Dans ce sc&#233;nario, la Chine et la Russie perdraient du terrain, consolidant ainsi la mainmise am&#233;ricaine sur le Moyen-Orient.</p><p><strong>L&#8217;Afrique : l&#8217;ar&#232;ne des nouvelles rivalit&#233;s g&#233;opolitiques</strong></p><p>L&#8217;Afrique, riche en ressources naturelles et en croissance d&#233;mographique, est devenue une zone de comp&#233;tition f&#233;roce entre les grandes puissances. La Russie, affaiblie par les sanctions occidentales et par l&#8217;instabilit&#233; interne de Wagner, voit son influence se r&#233;duire. Si certains pays africains avaient b&#233;n&#233;fici&#233; du soutien militaire russe, beaucoup cherchent aujourd&#8217;hui &#224; diversifier leurs partenaires pour ne pas devenir trop d&#233;pendants de Moscou.</p><p>De son c&#244;t&#233;, la Chine fait face &#224; des r&#233;sistances croissantes. Sa strat&#233;gie d&#8217;investissements massifs en infrastructures via des pr&#234;ts a engendr&#233; des niveaux d&#8217;endettement pr&#233;occupants pour plusieurs pays africains. Face &#224; cette situation, des gouvernements remettent en question leurs liens avec P&#233;kin, tandis que des mouvements anti-chinois &#233;mergent, d&#233;non&#231;ant le manque d&#8217;emplois locaux et l&#8217;exploitation excessive des ressources.</p><p>L&#8217;entr&#233;e en sc&#232;ne de nouveaux acteurs comme le Maroc et la Turquie, proposant des partenariats plus &#233;quitables, met P&#233;kin en difficult&#233; sur certains march&#233;s africains. L&#8217;Afrique devient ainsi le th&#233;&#226;tre d&#8217;une redistribution des influences, o&#249; l&#8217;Europe et les &#201;tats-Unis cherchent &#233;galement &#224; renforcer leur pr&#233;sence face &#224; la Chine et &#224; la Russie.</p><p><strong>Le Maroc, pivot strat&#233;gique en Afrique</strong></p><p>La reconnaissance du Sahara marocain par la France marque un tournant diplomatique majeur. En soutenant la souverainet&#233; du Maroc sur cette r&#233;gion, Paris consolide une alliance avec un pays per&#231;u comme un acteur cl&#233; pour la stabilisation du Sahel et les &#233;changes &#233;conomiques avec l&#8217;Afrique subsaharienne.</p><p>Le Maroc, gr&#226;ce &#224; sa position g&#233;ographique et &#224; ses infrastructures modernes, s&#8217;affirme comme la principale porte d&#8217;entr&#233;e vers l&#8217;Afrique. Cette centralit&#233; lui permet d&#8217;attirer les investissements et de jouer un r&#244;le crucial dans les &#233;changes entre l&#8217;Europe et l&#8217;Afrique.</p><p>L&#8217;importance strat&#233;gique du continent africain ne cesse de cro&#238;tre. Avec une large part des m&#233;taux rares indispensables &#224; la transition &#233;nerg&#233;tique mondiale et un march&#233; en pleine expansion, l&#8217;Afrique devient un levier incontournable pour les puissances cherchant &#224; asseoir leur domination.</p><p>Les &#201;tats qui r&#233;ussiront &#224; s&#8217;imposer en Afrique b&#233;n&#233;ficieront d&#8217;un avantage strat&#233;gique d&#233;cisif :</p><ul><li><p>Un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; aux ressources critiques,</p></li><li><p>Un march&#233; en pleine croissance,</p></li><li><p>Une influence politique accrue dans les instances internationales.</p></li></ul><p>Les infrastructures africaines, notamment celles reliant l&#8217;Atlantique au Moyen-Orient via le Sahara occidental, pourraient &#233;galement servir de vecteurs commerciaux majeurs, renfor&#231;ant ainsi la position des pays contr&#244;lant ces routes.</p><p><strong>Vers un nouvel &#233;quilibre mondial ?</strong></p><p>L&#8217;analyse des dynamiques actuelles tend &#224; confirmer une redistribution des alliances et des rapports de force mondiaux. Les sanctions de Biden ont modifi&#233; le paysage &#233;nerg&#233;tique, entra&#238;nant une fragmentation des march&#233;s. Trump, avec sa politique transactionnelle, pourrait pr&#233;cipiter l&#8217;Europe vers la Chine en cherchant &#224; la soumettre. Au Moyen-Orient, la convergence entre les int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains et saoudiens pourrait remodeler la question palestinienne et affaiblir la Russie et la Chine. L&#8217;Afrique, au c&#339;ur de la comp&#233;tition mondiale, devient un enjeu strat&#233;gique majeur, avec le Maroc en premi&#232;re ligne. Dans cette lutte d&#8217;influence, le pays ou le bloc qui parviendra &#224; dominer l&#8217;Afrique disposera d&#8217;un levier strat&#233;gique sans pr&#233;c&#233;dent, red&#233;finissant ainsi l&#8217;ordre mondial des prochaines d&#233;cennies.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Trump et Gaza : L’onde de choc d’une inauguration et d’un cessez-le-feu]]></title><description><![CDATA[Le monde a les yeux riv&#233;s sur deux &#233;v&#233;nements majeurs qui incarnent les tensions et les espoirs d&#8217;une &#233;poque incertaine : l&#8217;inauguration de Donald Trump pour un second mandat controvers&#233; et l&#8217;annonce d&#8217;un cessez-le-feu fragile &#224; Gaza.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/trump-et-gaza-londe-de-choc-dune</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/trump-et-gaza-londe-de-choc-dune</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Tue, 14 Jan 2025 17:26:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/d5ce8523-3139-4e04-b85b-4575378932e8_720x720.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Le monde a les yeux riv&#233;s sur deux &#233;v&#233;nements majeurs qui incarnent les tensions et les espoirs d&#8217;une &#233;poque incertaine : l&#8217;inauguration de Donald Trump pour un second mandat controvers&#233; et l&#8217;annonce d&#8217;un cessez-le-feu fragile &#224; Gaza. Ces deux faits, bien que distincts, s&#8217;inscrivent dans une dynamique mondiale o&#249; la recomposition des rapports de force red&#233;finit les priorit&#233;s g&#233;opolitiques.</p><h3><strong>L&#8217;inauguration de Trump : une fracture am&#233;ricaine, des r&#233;percussions globales</strong></h3><p>Donald Trump a retrouv&#233; le Bureau ovale dans une atmosph&#232;re polaris&#233;e. Son discours inaugural a promis de "redonner &#224; l&#8217;Am&#233;rique sa force", tout en r&#233;affirmant une politique &#233;trang&#232;re ax&#233;e sur les int&#233;r&#234;ts nationaux. Bien que la c&#233;r&#233;monie ait &#233;t&#233; marqu&#233;e par un ton plus conciliant qu&#8217;&#224; l&#8217;accoutum&#233;e, les analyses indiquent un agenda qui pourrait exacerber les fractures existantes, tant &#224; l&#8217;int&#233;rieur du pays qu&#8217;&#224; l&#8217;international.</p><p>Trump, connu pour ses positions controvers&#233;es sur le Moyen-Orient, reste une figure polarisante. Son premier mandat a laiss&#233; des traces ind&#233;l&#233;biles, notamment avec la reconnaissance de J&#233;rusalem comme capitale d&#8217;Isra&#235;l. Ce geste, per&#231;u comme une victoire pour Isra&#235;l et une provocation pour les Palestiniens, a aggrav&#233; les tensions dans une r&#233;gion d&#233;j&#224; instable. Son retour pourrait raviver des dynamiques conflictuelles, &#224; moins qu&#8217;il ne d&#233;cide de surprendre avec une nouvelle approche.</p><h3><strong>Gaza : une tr&#234;ve suspendue &#224; un fil</strong></h3><p>&#192; quelques milliers de kilom&#232;tres de Washington, la bande de Gaza respire timidement apr&#232;s l&#8217;annonce d&#8217;un cessez-le-feu entre Isra&#235;l et le Hamas. Cette tr&#234;ve, obtenue sous l&#8217;&#233;gide de m&#233;diateurs internationaux, met temporairement fin &#224; un cycle de violences destructrices. Cependant, les conditions sur le terrain demeurent critiques.</p><p>La situation humanitaire &#224; Gaza est catastrophique : infrastructures d&#233;truites, acc&#232;s limit&#233; aux services essentiels, et une population marqu&#233;e par des pertes humaines et psychologiques. Les termes de l&#8217;accord restent flous, et les d&#233;s&#233;quilibres de pouvoir entre les parties impliqu&#233;es soulignent la fragilit&#233; de cet arrangement.</p><h3><strong>Un lien g&#233;opolitique incontournable</strong></h3><p>Ces deux &#233;v&#233;nements, bien qu&#8217;apparemment sans lien direct, symbolisent les d&#233;fis de l&#8217;ordre mondial actuel. Le retour de Trump pourrait influencer de mani&#232;re significative le futur de la r&#233;gion. Ses relations &#233;troites avec Isra&#235;l et sa vision transactionnelle des accords internationaux risquent de jouer un r&#244;le d&#233;terminant dans l&#8217;&#233;volution du conflit.</p><p>Cependant, l&#8217;&#233;quilibre est d&#233;licat. Les aspirations palestiniennes pour une reconnaissance de leurs droits fondamentaux s&#8217;opposent &#224; la strat&#233;gie s&#233;curitaire d&#8217;Isra&#235;l. Dans ce contexte, la communaut&#233; internationale, y compris les &#201;tats-Unis sous la pr&#233;sidence Trump, devra d&#233;cider si elle favorise une stabilit&#233; fragile ou si elle travaille vers une paix durable fond&#233;e sur la justice.</p><h3><strong>Une perspective globale</strong></h3><p>L&#8217;inauguration de Donald Trump et le cessez-le-feu &#224; Gaza s&#8217;inscrivent dans un monde o&#249; les enjeux locaux et globaux s&#8217;entrem&#234;lent de plus en plus. Ce moment charni&#232;re appelle &#224; une r&#233;flexion approfondie sur la mani&#232;re dont les puissances influentes fa&#231;onnent les &#233;quilibres r&#233;gionaux et sur le r&#244;le des acteurs &#233;mergents dans cette dynamique.</p><p>Sur <em>International Perspectives</em>, nous continuerons &#224; explorer ces interconnexions, en offrant des analyses critiques et des regards pluriels sur les mutations g&#233;opolitiques en cours. &#192; travers ces &#233;v&#233;nements, une question demeure : comment les choix d&#8217;un leader controvers&#233; et les efforts de paix dans une r&#233;gion en crise peuvent-ils red&#233;finir notre avenir collectif ?</p><p><em>Cet article vous invite &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; ces enjeux sous un prisme global, tout en restant ancr&#233; dans une r&#233;alit&#233; locale qui ne peut &#234;tre ignor&#233;e.</em></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Guerre en Ukraine : quand les grandes puissances orchestrent l’escalade pour mieux négocier la paix ]]></title><description><![CDATA[Les r&#233;cents d&#233;veloppements sur la sc&#232;ne g&#233;opolitique mondiale ont apport&#233; leur lot de tensions exacerb&#233;es.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/guerre-en-ukraine-quand-les-grandes</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/guerre-en-ukraine-quand-les-grandes</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Mon, 25 Nov 2024 14:04:46 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/27d0a1b5-b8d9-43e5-b732-27f684ea2af9_932x582.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Les r&#233;cents d&#233;veloppements sur la sc&#232;ne g&#233;opolitique mondiale ont apport&#233; leur lot de tensions exacerb&#233;es. La d&#233;claration de Joe Biden autorisant l&#8217;Ukraine &#224; mener des attaques directes contre la Russie, appuy&#233;e par le soutien d&#8217;Emmanuel Macron, a imm&#233;diatement trouv&#233; une r&#233;ponse de Moscou. Vladimir Poutine, dans une posture strat&#233;gique et mena&#231;ante, a &#233;largi la doctrine nucl&#233;aire russe en autorisant son usage en cas d&#8217;attaques sur son territoire. Mais derri&#232;re ce sc&#233;nario de chaos apparent, une question se pose : et si cette escalade &#233;tait soigneusement orchestr&#233;e pour pr&#233;parer un retour &#224; la table des n&#233;gociations ?</p><h3><strong>Le feu vert occidental : soutien ou pression calcul&#233;e ?</strong></h3><p>Joe Biden, en donnant &#224; l&#8217;Ukraine le &#171; feu vert &#187; pour cibler la Russie, franchit une nouvelle &#233;tape dans le soutien occidental &#224; Kyiv. Loin d&#8217;&#234;tre une simple d&#233;claration de principe, cette prise de position symbolise une intensification de la pression sur Moscou. Pour Emmanuel Macron, qui a rejoint cette rh&#233;torique, ce soutien semble strat&#233;gique : r&#233;affirmer l&#8217;unit&#233; occidentale tout en rappelant que l&#8217;Europe ne restera pas passive face &#224; une Russie per&#231;ue comme mena&#231;ante.</p><p>Cependant, derri&#232;re cette apparente solidarit&#233; se cache une logique bien plus complexe. L&#8217;objectif pourrait ne pas &#234;tre uniquement de renforcer la position militaire de l&#8217;Ukraine, mais &#233;galement de forcer Moscou &#224; n&#233;gocier en position de faiblesse. La mont&#233;e en tension devient alors un levier pour atteindre une issue diplomatique favorable, un moyen de rendre l&#8217;id&#233;e d&#8217;une n&#233;gociation plus acceptable apr&#232;s une p&#233;riode de confrontation accrue.</p><h3><strong>Poutine, la doctrine nucl&#233;aire et la mondialisation du conflit</strong></h3><p>Face &#224; cette mont&#233;e en pression, Vladimir Poutine a &#233;largi la doctrine nucl&#233;aire russe. D&#233;sormais, l&#8217;utilisation de l&#8217;arme nucl&#233;aire est autoris&#233;e en cas d&#8217;attaques directes sur le territoire russe. Ce changement marque un tournant dans la strat&#233;gie de dissuasion de Moscou et vise &#224; rappeler &#224; ses adversaires que les cons&#233;quences d&#8217;une escalade militaire pourraient &#234;tre irr&#233;versibles.</p><p>En parall&#232;le, un nouvel &#233;l&#233;ment vient renforcer l'id&#233;e d'une guerre globalis&#233;e : la pr&#233;sence de soldats nord-cor&#233;ens sur le sol russe, enti&#232;rement &#233;quip&#233;s, t&#233;moigne de la mont&#233;e en puissance des alliances indirectes. Ce d&#233;ploiement ne pourrait avoir lieu sans le feu vert de la Chine, un alli&#233; majeur de Pyongyang. Cette dynamique confirme la "mondialisation de la guerre" &#233;voqu&#233;e par Vladimir Poutine. En r&#233;alit&#233;, cette r&#233;action am&#233;ricaine semble &#234;tre motiv&#233;e par la pr&#233;sence de ces troupes nord-cor&#233;ennes sur le front, r&#233;v&#233;lant un encha&#238;nement o&#249; chaque action renforce l&#8217;implication d&#8217;acteurs globaux dans le conflit.</p><h3><strong>Une population ukrainienne &#224; bout de souffle</strong></h3><p>Pendant ce temps, sur le terrain, l&#8217;Ukraine est confront&#233;e &#224; une r&#233;alit&#233; bien plus tangible. La guerre, qui s&#8217;&#233;ternise, &#233;puise une population d&#233;j&#224; &#233;prouv&#233;e. Les r&#233;cents sondages montrent que de plus en plus d&#8217;Ukrainiens se disent favorables &#224; un arr&#234;t des hostilit&#233;s, m&#234;me si cela implique de c&#233;der les territoires occup&#233;s &#224; la Russie.</p><p>Pour Volodymyr Zelensky, cette pression interne devient un dilemme majeur. Alors que ses alli&#233;s occidentaux l&#8217;encouragent &#224; poursuivre les combats, la voix du peuple ukrainien appelle &#224; une paix, m&#234;me imparfaite. La question est de savoir si Zelensky peut encore n&#233;gocier sans perdre sa l&#233;gitimit&#233;, &#224; la fois aupr&#232;s de ses partenaires internationaux et de sa population.</p><h3><strong>Un chaos orchestr&#233; pour un soft-landing ?</strong></h3><p>En analysant ces &#233;v&#233;nements, un sch&#233;ma intrigant se dessine : l&#8217;id&#233;e d&#8217;un chaos contr&#244;l&#233;, utilis&#233; comme levier pour parvenir &#224; un &#171; soft landing &#187;. Les acteurs majeurs &#8211; &#201;tats-Unis, Europe, et Russie &#8211; semblent avoir tout int&#233;r&#234;t &#224; maintenir un sc&#233;nario chaotique &#224; court terme pour justifier une issue diplomatique future.</p><p>En for&#231;ant une mont&#233;e en tension, l&#8217;Occident rendrait plus acceptable une n&#233;gociation qui pourrait appara&#238;tre, dans d&#8217;autres circonstances, comme une concession. De son c&#244;t&#233;, la Russie pourrait se positionner comme ayant r&#233;sist&#233; &#224; l&#8217;escalade occidentale, tout en obtenant des garanties territoriales ou strat&#233;giques dans un futur accord.</p><p>Ce jeu complexe, o&#249; chaque partie tente de maximiser ses gains tout en minimisant ses pertes, s&#8217;apparente &#224; une danse diplomatique o&#249; la fin de la guerre pourrait n&#8217;&#234;tre qu&#8217;un r&#233;pit temporaire. Mais pour l&#8217;Ukraine, l&#8217;enjeu reste plus imm&#233;diat : soulager une population ext&#233;nu&#233;e et pr&#233;server ce qui peut encore l&#8217;&#234;tre de son int&#233;grit&#233; territoriale.</p><h3><strong>Vers une paix n&#233;goci&#233;e ?</strong></h3><p>Au-del&#224; des discours et des postures, il devient de plus en plus &#233;vident que la solution &#224; ce conflit ne pourra &#234;tre uniquement militaire. Les r&#233;centes escalades, bien qu&#8217;inqui&#233;tantes, pourraient en r&#233;alit&#233; &#234;tre des jalons vers une paix n&#233;goci&#233;e. Mais cette paix sera-t-elle durable ou simplement un nouvel &#233;quilibre pr&#233;caire jusqu&#8217;&#224; la prochaine crise ?</p><p>L&#8217;Histoire nous enseigne que les conflits les plus destructeurs sont souvent suivis d&#8217;arrangements inattendus. Peut-&#234;tre assistons-nous ici &#224; une r&#233;p&#233;tition de ce sch&#233;ma, o&#249; le chaos apparent masque une strat&#233;gie calcul&#233;e pour un atterrissage en douceur. Seul l&#8217;avenir pourra confirmer si ce &#171; soft landing &#187; deviendra une r&#233;alit&#233; ou un simple mirage g&#233;opolitique.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[L’élection de Donald Trump : un tournant pour les conflits internationaux ? ]]></title><description><![CDATA[La r&#233;cente r&#233;&#233;lection de Donald Trump &#224; la pr&#233;sidence des &#201;tats-Unis suscite un questionnement profond sur la mani&#232;re dont sa diplomatie red&#233;finira les grands &#233;quilibres mondiaux.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/lelection-de-donald-trump-un-tournant</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/lelection-de-donald-trump-un-tournant</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Sat, 09 Nov 2024 14:35:07 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/d09b8bf3-a648-4980-bdb1-5d19612866bd_800x600.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>La r&#233;cente r&#233;&#233;lection de Donald Trump &#224; la pr&#233;sidence des &#201;tats-Unis suscite un questionnement profond sur la mani&#232;re dont sa diplomatie red&#233;finira les grands &#233;quilibres mondiaux. Connu pour ses positions tranch&#233;es et son approche r&#233;solument &#171; America First &#187;, Trump entame ce second mandat avec une volont&#233; affich&#233;e de redessiner les rapports de force internationaux. Fort de son style impr&#233;visible, il semble pr&#234;t &#224; revisiter les alliances traditionnelles et &#224; imposer une vision unilat&#233;rale des int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains. Cette nouvelle phase pourrait marquer un tournant d&#233;cisif dans la gestion des conflits, notamment en Ukraine, o&#249; la position am&#233;ricaine pourrait se durcir, au Moyen-Orient, o&#249; ses affinit&#233;s avec certains r&#233;gimes pourraient exacerber les tensions, et en Afrique du Nord, une r&#233;gion d&#233;j&#224; fragilis&#233;e par des instabilit&#233;s chroniques. Alors que le monde est en qu&#234;te de stabilit&#233;, le retour de Trump sur la sc&#232;ne internationale promet de remodeler profond&#233;ment le paysage g&#233;opolitique pour les ann&#233;es &#224; venir.</p><p><strong>Conflit Ukraine-Russie : une Europe face &#224; ses responsabilit&#233;s</strong></p><p>Lors de sa campagne, Trump avait assur&#233; qu'il mettrait fin au conflit en un temps record s&#8217;il &#233;tait &#233;lu, un objectif qui pourrait marquer un tournant majeur dans les relations russo-am&#233;ricaines et dans l'&#233;quilibre des forces en Europe. Cette perspective a d'ailleurs &#233;t&#233; bien accueillie par Vladimir Poutine, qui a salu&#233; la victoire de Trump et a exprim&#233; son impatience de d&#233;couvrir les propositions am&#233;ricaines pour mettre un terme aux hostilit&#233;s.</p><p>Dans un sc&#233;nario o&#249; Trump d&#233;cide de r&#233;duire le soutien militaire et financier des &#201;tats-Unis &#224; l&#8217;Ukraine, l&#8217;Europe se retrouverait &#224; l'avant-garde du conflit, avec des responsabilit&#233;s accrues en mati&#232;re de d&#233;fense et de soutien logistique. Cette potentielle &#171; vacance de pouvoir &#187; pourrait &#233;galement encourager la Russie &#224; intensifier ses efforts en Ukraine, modifiant ainsi l'&#233;quilibre des forces en Europe de l'Est. Face &#224; cette &#233;ventualit&#233;, des pays comme l'Allemagne et la France pourraient &#234;tre contraints de repenser leur strat&#233;gie militaire et leur approche des sanctions &#233;conomiques envers Moscou.</p><p>En d&#233;finitive, si les &#201;tats-Unis sous Trump choisissent une approche moins interventionniste en Europe de l'Est, l&#8217;Europe pourrait &#234;tre pouss&#233;e &#224; d&#233;velopper une d&#233;fense plus autonome pour &#233;viter de se retrouver en position de faiblesse face &#224; une Russie renforc&#233;e. Les cons&#233;quences d'une telle politique seraient de grande envergure, pour l&#8217;Ukraine et pour l&#8217;&#233;quilibre g&#233;opolitique europ&#233;en.</p><p><strong>Isra&#235;l-Palestine : une dynamique renouvel&#233;e au Moyen-Orient ?</strong></p><p>Durant son premier mandat, Trump avait adopt&#233; une position clairement favorable &#224; Isra&#235;l, en d&#233;pla&#231;ant l&#8217;ambassade am&#233;ricaine &#224; J&#233;rusalem et en n&#233;gociant les accords d&#8217;Abraham. Cette politique pro-Isra&#235;l pourrait non seulement se poursuivre, mais &#233;galement se renforcer avec son retour.</p><p>Si Trump r&#233;it&#232;re son soutien inconditionnel &#224; Isra&#235;l, cela pourrait renforcer le statu quo et m&#234;me limiter les perspectives de r&#233;solution du conflit isra&#233;lo-palestinien. Le peuple palestinien pourrait se retrouver encore plus isol&#233; sur la sc&#232;ne internationale, avec une diminution du soutien am&#233;ricain. Cependant, la pression exerc&#233;e par d'autres puissances internationales, comme l'Union europ&#233;enne, pourrait amener les &#201;tats-Unis &#224; r&#233;viser certains aspects de leur politique pour maintenir un &#233;quilibre.</p><p>Dans le m&#234;me temps, Trump pourrait chercher &#224; &#233;tendre les accords d&#8217;Abraham en incitant d'autres pays arabes &#224; normaliser leurs relations avec Isra&#235;l. Une telle dynamique aurait des implications majeures dans le Golfe et pour des pays comme l&#8217;Arabie saoudite, en red&#233;finissant les alliances r&#233;gionales. Toutefois, une telle position pourrait &#233;galement exacerber les tensions internes dans certains pays arabes et renforcer l'opposition au sein des populations qui soutiennent la cause palestinienne.</p><p><strong>Sahara Occidental : quel avenir pour le Maghreb ?</strong></p><p>La d&#233;cision de Trump de reconna&#238;tre la souverainet&#233; marocaine sur le Sahara occidental, en &#233;change de la normalisation des relations du Maroc avec Isra&#235;l, a eu des r&#233;percussions profondes dans le Maghreb. Ce soutien am&#233;ricain a renforc&#233; la position diplomatique du Maroc tout en accentuant les tensions avec l&#8217;Alg&#233;rie, qui soutient le Front Polisario et revendique l'autod&#233;termination du Sahara occidental.</p><p>Ces derni&#232;res ann&#233;es, l'Alg&#233;rie a vu son influence diplomatique s'affaiblir, notamment en raison des partenariats que la Russie d&#233;veloppe de plus en plus avec le Maroc. Si Trump d&#233;cide de renforcer la reconnaissance am&#233;ricaine de la souverainet&#233; marocaine, l&#8217;Alg&#233;rie pourrait &#234;tre pouss&#233;e vers un isolement diplomatique accru. Cette situation pourrait m&#234;me la contraindre, &#224; terme, &#224; r&#233;&#233;valuer ses politiques diplomatiques pour &#233;viter de nouvelles pertes d'influence.</p><p>Dans ce contexte, l'Alg&#233;rie pourrait devoir envisager de calmer les tensions avec le Maroc et, sur le plan int&#233;rieur, de repenser ses priorit&#233;s. Un changement de cap diplomatique et une r&#233;duction du climat autoritaire pourraient devenir des n&#233;cessit&#233;s pour redonner de la souplesse &#224; sa politique &#233;trang&#232;re et renforcer sa position internationale.</p><p></p><p>Ainsi, le retour de Trump &#224; la Maison Blanche pourrait profond&#233;ment transformer l&#8217;&#233;quilibre des relations internationales, en red&#233;finissant les engagements am&#233;ricains dans des conflits cl&#233;s. Son approche transactionnelle et son d&#233;sengagement potentiel de certaines zones pourraient inciter d'autres acteurs mondiaux &#224; se repositionner, notamment l&#8217;Europe, la Russie, et des puissances r&#233;gionales au Moyen-Orient et en Afrique.</p><p>Dans ce contexte, l&#8217;Europe pourrait &#234;tre contrainte de s&#8217;affirmer davantage en mati&#232;re de d&#233;fense, tandis que les conflits au Moyen-Orient et au Maghreb pourraient &#233;voluer sous l'influence de nouveaux &#233;quilibres de pouvoir. En d&#233;finitive, cette nouvelle pr&#233;sidence am&#233;ricaine pourrait &#234;tre l&#8217;occasion pour d&#8217;autres puissances de jouer un r&#244;le stabilisateur, que ce soit dans le cadre d&#8217;alliances traditionnelles ou de nouvelles coop&#233;rations internationales.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Visite de Macron à Rabat : des partenariats stratégiques et la question de l’unité maghrébine ]]></title><description><![CDATA[La r&#233;cente visite du pr&#233;sident fran&#231;ais Emmanuel Macron &#224; Rabat a marqu&#233; une &#233;tape importante dans les relations franco-marocaines.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/visite-de-macron-a-rabat-des-partenariats</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/visite-de-macron-a-rabat-des-partenariats</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Mon, 04 Nov 2024 19:49:10 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9a1e10b1-a27a-4697-ad00-e72ca000263f_2048x1365.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>La r&#233;cente visite du pr&#233;sident fran&#231;ais Emmanuel Macron &#224; Rabat a marqu&#233; une &#233;tape importante dans les relations franco-marocaines. Avec une s&#233;rie de partenariats strat&#233;giques sign&#233;s dans les domaines de l&#8217;&#233;nergie, de l&#8217;infrastructure et de la technologie, cette rencontre a soulign&#233; la volont&#233; de la France de renforcer son alliance avec le Maroc. Cependant, cette visite met &#233;galement en lumi&#232;re une rupture notable avec le voisin alg&#233;rien. Cette distance semble marquer une orientation diplomatique qui pourrait impacter l&#8217;&#233;quilibre r&#233;gional.</p><p>Or, si l&#8217;on consid&#232;re les dynamiques actuelles et les besoins de d&#233;veloppement du Maghreb, une alliance entre le Maroc et l&#8217;Alg&#233;rie pourrait offrir des perspectives &#233;conomiques et strat&#233;giques d&#8217;une envergure exceptionnelle. Une coop&#233;ration entre ces deux pays, souvent vus comme rivaux, pourrait poser les bases d'une prosp&#233;rit&#233; partag&#233;e et d'une influence accrue sur la sc&#232;ne internationale. Il est temps de s&#8217;interroger : et si la v&#233;ritable cl&#233; de l&#8217;avenir maghr&#233;bin r&#233;sidait dans l&#8217;unit&#233; de ces deux nations compl&#233;mentaires ?</p><p><strong>Des accords strat&#233;giques entre le Maroc et la France</strong></p><p>La visite de Macron a permis de renforcer les liens &#233;conomiques entre la France et le Maroc, avec des accords couvrant plusieurs secteurs cl&#233;s. En mati&#232;re &#233;nerg&#233;tique, les deux pays ont sign&#233; des accords visant &#224; promouvoir les &#233;nergies renouvelables, un domaine dans lequel le Maroc s&#8217;est impos&#233; comme un leader africain gr&#226;ce &#224; ses parcs solaires et &#233;oliens. Dans le domaine technologique, la France s'engage &#224; soutenir le d&#233;veloppement de start-ups marocaines, stimulant ainsi l'innovation et le dynamisme de l&#8217;&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique du royaume.</p><p>L'infrastructure et l'&#233;ducation sont &#233;galement au c&#339;ur des discussions, la France visant &#224; apporter son expertise pour moderniser le r&#233;seau de transport et accompagner la jeunesse marocaine. Ces partenariats devraient permettre au Maroc de consolider sa croissance et d'acc&#233;l&#233;rer son d&#233;veloppement &#233;conomique, tout en renfor&#231;ant son r&#244;le de partenaire strat&#233;gique de l'Europe dans la r&#233;gion.</p><p><strong>La distance franco-alg&#233;rienne et les possibilit&#233;s d&#8217;une union maghr&#233;bine</strong></p><p>Cette visite a toutefois mis en relief un foss&#233; grandissant entre la France et l'Alg&#233;rie. Les tensions diplomatiques, nourries par des divergences politiques et historiques, semblent avoir pris une nouvelle ampleur, limitant ainsi les opportunit&#233;s de coop&#233;ration directe entre les deux pays. Pourtant, le potentiel d&#8217;une alliance entre le Maroc et l&#8217;Alg&#233;rie reste immense. Ces deux pays, malgr&#233; leurs diff&#233;rends, pourraient s&#8217;appuyer sur une compl&#233;mentarit&#233; naturelle pour b&#226;tir une force &#233;conomique r&#233;gionale sans pr&#233;c&#233;dent.</p><p>Le Maroc, avec son expertise dans les secteurs du tourisme, de l&#8217;agriculture et des &#233;nergies renouvelables, poss&#232;de un savoir-faire que l&#8217;Alg&#233;rie pourrait valoriser. De son c&#244;t&#233;, l'Alg&#233;rie est riche en ressources naturelles &#8211; p&#233;trole, gaz, et min&#233;raux &#8211; qui pourraient alimenter une croissance industrielle maghr&#233;bine si elles &#233;taient exploit&#233;es en symbiose avec les capacit&#233;s industrielles marocaines. Une telle union permettrait de mutualiser les ressources et de cr&#233;er un cadre d&#8217;&#233;changes commerciaux et culturels renforc&#233;, capable de faire face aux d&#233;fis &#233;conomiques et sociaux du XXIe si&#232;cle.</p><p><strong>Un march&#233; commun pour dynamiser l&#8217;&#233;conomie des deux pays</strong></p><p>L'union entre le Maroc et l&#8217;Alg&#233;rie pourrait &#233;galement repr&#233;senter un levier de d&#233;veloppement consid&#233;rable pour leurs &#233;conomies. En r&#233;unissant leurs ressources et leur expertise, ils pourraient b&#226;tir un march&#233; commun fort de plus de 70 millions de consommateurs, attirant ainsi des investissements &#233;trangers et stimulant la croissance r&#233;gionale.</p><p>La cr&#233;ation d'un corridor &#233;conomique maghr&#233;bin permettrait de faciliter les &#233;changes, de moderniser les infrastructures de transport et de logistique, et de renforcer la comp&#233;titivit&#233; des entreprises locales. Ce march&#233; unifi&#233;, avec des industries et des secteurs compl&#233;mentaires, pourrait devenir une source d&#8217;emplois et de prosp&#233;rit&#233;, tout en augmentant l'attractivit&#233; de la r&#233;gion pour les partenaires internationaux.</p><p><strong>Une stabilit&#233; r&#233;gionale et un poids diplomatique accru</strong></p><p>Au-del&#224; des b&#233;n&#233;fices &#233;conomiques, une coop&#233;ration maroco-alg&#233;rienne pourrait renforcer la stabilit&#233; politique au Maghreb. En mettant en place des projets communs et en favorisant les interactions entre leurs populations, les deux pays pourraient apaiser certaines tensions et construire un socle de paix durable. Ensemble, ils pourraient aussi peser davantage sur la sc&#232;ne diplomatique, en ayant une voix unifi&#233;e sur les enjeux m&#233;diterran&#233;ens, africains et globaux.</p><p>En prenant exemple sur les unions r&#233;gionales telles que l'Union europ&#233;enne, le Maroc et l&#8217;Alg&#233;rie pourraient contribuer &#224; l&#8217;&#233;dification d&#8217;un Maghreb fort et soud&#233;. Cette coop&#233;ration pourrait inciter d&#8217;autres nations nord-africaines &#224; se joindre &#224; cette dynamique, renfor&#231;ant ainsi le poids g&#233;opolitique de la r&#233;gion et offrant une alternative cr&#233;dible face aux puissances &#233;trang&#232;res.</p><p>La visite de Macron &#224; Rabat marque un tournant dans les relations franco-marocaines, mais elle met aussi en lumi&#232;re la fracture entre la France et l'Alg&#233;rie. Plut&#244;t que de rester dans une logique de rivalit&#233;, le Maroc et l'Alg&#233;rie pourraient choisir de travailler ensemble, en valorisant leurs atouts respectifs pour construire un avenir prosp&#232;re et stable pour leurs populations.</p><p>Un partenariat maghr&#233;bin, bas&#233; sur la compl&#233;mentarit&#233; et la coop&#233;ration, serait non seulement b&#233;n&#233;fique pour les deux pays, mais pourrait aussi devenir un mod&#232;le d'union pour le reste du Maghreb. Il est temps de regarder au-del&#224; des fronti&#232;res et des tensions historiques pour envisager un avenir commun, un avenir o&#249; le Maroc et l&#8217;Alg&#233;rie avancent main dans la main pour b&#226;tir un Maghreb unifi&#233; et influent.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Sommet des BRICS : vers une nouvelle ère d’influence mondiale]]></title><description><![CDATA[Le r&#233;cent sommet des BRICS, tenu dans une relative discr&#233;tion en Occident, s'est pourtant r&#233;v&#233;l&#233; &#234;tre un &#233;v&#233;nement cl&#233; pour l&#8217;avenir de la g&#233;opolitique mondiale.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/sommet-des-brics-vers-une-nouvelle</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/sommet-des-brics-vers-une-nouvelle</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Tue, 29 Oct 2024 11:48:27 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/505e3fa8-967c-4343-9c8c-4aeab4d41cbf_1200x900.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Le r&#233;cent sommet des BRICS, tenu dans une relative discr&#233;tion en Occident, s'est pourtant r&#233;v&#233;l&#233; &#234;tre un &#233;v&#233;nement cl&#233; pour l&#8217;avenir de la g&#233;opolitique mondiale. Marqu&#233; par l&#8217;admission de nouveaux membres et la pr&#233;sence de nombreux partenaires non membres, cet &#233;v&#233;nement souligne la mont&#233;e en puissance du bloc et, par extension, celle de Vladimir Poutine, dont l&#8217;influence n&#8217;a cess&#233; de cro&#238;tre ces derni&#232;res ann&#233;es. Pourquoi ce sommet marque-t-il un tournant pour les BRICS et le syst&#232;me mondial ? Et si les &#201;tats-Unis changeaient de cap politique avec une victoire de Trump, quelles en seraient les cons&#233;quences pour cette coalition renforc&#233;e ?</p><h3><strong>Un sommet sous le signe de l&#8217;&#233;largissement et de l'influence</strong></h3><p>Les BRICS (Br&#233;sil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) se sont constitu&#233;s pour offrir une alternative au mod&#232;le &#233;conomique et financier domin&#233; par l&#8217;Occident. Avec l&#8217;accueil de nouveaux membres, parmi lesquels l&#8217;Arabie Saoudite, l&#8217;&#201;gypte, l&#8217;&#201;thiopie, l&#8217;Argentine, l&#8217;Iran et les &#201;mirats Arabes Unis, le groupe consolide sa base et &#233;largit consid&#233;rablement son poids &#233;conomique et strat&#233;gique. La d&#233;cision d&#8217;int&#233;grer ces pays t&#233;moigne d&#8217;une volont&#233; claire de renforcer les &#233;changes Sud-Sud et de contester l&#8217;h&#233;g&#233;monie des structures financi&#232;res traditionnelles comme le FMI et la Banque mondiale.</p><p>Le sommet a &#233;galement vu la participation de plusieurs nations invit&#233;es, venues &#233;changer avec le pr&#233;sident russe Vladimir Poutine. Bien qu&#8217;elles ne soient pas officiellement membres des BRICS, ces nations sont reconnues comme des partenaires cl&#233;s et partagent souvent la vision d'un monde multipolaire. Leur pr&#233;sence illustre non seulement l&#8217;attraction que le bloc exerce sur d&#8217;autres &#201;tats, mais &#233;galement l&#8217;influence croissante de la Russie sur la sc&#232;ne internationale. Poutine, malgr&#233; les sanctions et l&#8217;isolement promus par l&#8217;Occident, continue de rallier des nations autour d&#8217;un projet de coop&#233;ration qui d&#233;fie le mod&#232;le occidental.</p><h3><strong>Les nouveaux enjeux pour les BRICS et leurs partenaires</strong></h3><p>Avec l&#8217;admission de pays comme l&#8217;Arabie Saoudite et les &#201;mirats Arabes Unis, les BRICS renforcent consid&#233;rablement leur influence dans le secteur &#233;nerg&#233;tique mondial. Ces nouveaux membres apportent des ressources strat&#233;giques et ouvrent la voie &#224; des &#233;changes plus ind&#233;pendants vis-&#224;-vis des march&#233;s domin&#233;s par le dollar. La Nouvelle Banque de D&#233;veloppement (NBD), fond&#233;e pour soutenir des projets au sein des BRICS, pourrait &#233;galement se voir renforc&#233;e par de nouvelles contributions, consolidant ainsi une alternative financi&#232;re pour les &#233;conomies &#233;mergentes.</p><p>L&#8217;accueil de nations telles que l&#8217;Iran, l&#8217;&#201;gypte et l&#8217;&#201;thiopie traduit l&#8217;&#233;largissement de la sph&#232;re d&#8217;influence du bloc. En int&#233;grant des pays ayant des relations vari&#233;es avec les grandes puissances, les BRICS se positionnent comme un acteur capable de rassembler autour de projets d'ind&#233;pendance politique et &#233;conomique. Ces nouveaux membres partagent souvent un discours critique envers les organisations internationales traditionnelles, ce qui renforce les appels &#224; r&#233;former des institutions comme l&#8217;ONU.</p><p>Ainsi, la participation de plusieurs nations au sommet, m&#234;me sans statut de membre, montre bien l'attrait que la Russie exerce. Depuis plusieurs ann&#233;es, Poutine a su tisser des alliances avec des &#201;tats en qu&#234;te d&#8217;alternatives &#224; la domination occidentale, renfor&#231;ant ainsi son pouvoir d&#8217;influence. Ce rapprochement avec divers partenaires offre au pr&#233;sident russe une plateforme d&#8217;&#233;change avec des pays qui ne souhaitent pas se soumettre aux standards occidentaux, renfor&#231;ant ainsi la capacit&#233; de Moscou &#224; agir sur la sc&#232;ne internationale.</p><h3><strong>Un impact profond sur la configuration mondiale</strong></h3><p>La croissance des BRICS et l&#8217;ajout de nouveaux membres illustrent un mouvement vers un monde plus fragment&#233; et multipolaire. Ce bloc pourrait repr&#233;senter un levier important pour les &#233;conomies &#233;mergentes, notamment en renfor&#231;ant leurs &#233;changes commerciaux sans d&#233;pendre du dollar. La perspective de cr&#233;er une monnaie commune circule &#233;galement, et si elle se concr&#233;tise, elle pourrait transformer les flux financiers mondiaux et &#233;branler le statut du dollar comme monnaie de r&#233;f&#233;rence.</p><p>En accueillant des nations partenaires et en &#233;largissant son cercle d&#8217;influence, les BRICS lancent un message fort. La pr&#233;sence de pays partenaires au sommet et leur soutien &#224; cette coalition en disent long sur la port&#233;e de l&#8217;alliance. Le bloc attire les &#201;tats qui se sentent souvent marginalis&#233;s par le syst&#232;me de gouvernance occidental, cr&#233;ant ainsi un espace de dialogue o&#249; les pays peuvent d&#233;velopper leur influence de mani&#232;re plus autonome.</p><h3><strong>Quel r&#244;le pour les &#201;tats-Unis si Trump remporte les prochaines &#233;lections ?</strong></h3><p>Dans ce contexte, une r&#233;&#233;lection de Donald Trump pourrait radicalement red&#233;finir les relations internationales et la dynamique entre les &#201;tats-Unis et les BRICS. Deux sc&#233;narios sont envisageables, chacun ayant des cons&#233;quences importantes pour l&#8217;&#233;quilibre mondial.</p><p>Le premier sc&#233;nario s&#8217;appuie sur la politique &#233;trang&#232;re protectionniste et isolationniste que Trump a favoris&#233;e lors de son pr&#233;c&#233;dent mandat. Fid&#232;le &#224; sa ligne &#8220;America First,&#8221; Trump pourrait renforcer les sanctions &#233;conomiques, voire durcir les relations commerciales avec les BRICS, notamment avec la Chine. Cette strat&#233;gie viserait &#224; maintenir l&#8217;h&#233;g&#233;monie du dollar et &#224; prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques am&#233;ricains. Un tel isolement des &#201;tats-Unis pourrait inciter les BRICS &#224; acc&#233;l&#233;rer la d&#233;dollarisation de leurs &#233;changes et &#224; renforcer leurs alliances internes pour se pr&#233;munir des al&#233;as de la politique am&#233;ricaine, augmentant ainsi leur autonomie &#233;conomique.</p><p>Un second sc&#233;nario, cependant, repose sur la relation plus amicale que Trump a manifest&#233;e envers Vladimir Poutine par le pass&#233;, compar&#233; &#224; ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Si cette affinit&#233; se traduit par une approche diplomatique plus conciliante, Trump pourrait envisager de tirer parti de l&#8217;influence grandissante des BRICS pour les int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains. Dans ce cas, plut&#244;t que de s'opposer frontalement au bloc, Trump pourrait explorer une forme de partenariat ou de coop&#233;ration s&#233;lective, visant &#224; obtenir des concessions favorables aux &#201;tats-Unis en &#233;change d&#8217;un rel&#226;chement de certaines pressions.</p><p>Une hypoth&#232;se pourrait &#234;tre que Trump n&#233;gocie un rapprochement commercial ou &#233;nerg&#233;tique avec les BRICS, cherchant &#224; jouer le r&#244;le de m&#233;diateur dans les &#233;changes entre le bloc et l&#8217;Occident. En s&#8217;assurant un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; &#224; certains march&#233;s ou ressources strat&#233;giques des nouveaux membres BRICS comme l&#8217;Arabie Saoudite ou l&#8217;Iran, Trump pourrait r&#233;ussir &#224; positionner les &#201;tats-Unis comme un partenaire utile, m&#234;me au sein de cet &#233;cosyst&#232;me rival. Cela permettrait &#224; son administration de profiter de l'&#233;lan des BRICS tout en maintenant l'influence am&#233;ricaine sur les enjeux commerciaux mondiaux.</p><p>Dans les deux cas, les BRICS continueraient de se structurer et d&#8217;accro&#238;tre leur autonomie, mais l&#8217;attitude des &#201;tats-Unis pourrait influencer leur rythme de d&#233;veloppement et leur approche vis-&#224;-vis de l&#8217;Occident. Un retour de Trump pourrait donc, paradoxalement, soit renforcer la fragmentation mondiale, soit marquer le d&#233;but d'une relation complexe, o&#249; les BRICS et les &#201;tats-Unis avanceraient en fonction de leurs int&#233;r&#234;ts communs, red&#233;finissant la multipolarit&#233; de notre &#233;poque.</p><p></p><p>Ce sommet marque un tournant pour les BRICS, qui gagnent en ampleur et en influence &#224; travers l&#8217;ajout de nouveaux membres et l&#8217;attrait qu&#8217;ils exercent sur d&#8217;autres nations. En se positionnant comme une alternative viable aux structures internationales domin&#233;es par l&#8217;Occident, les BRICS construisent progressivement un syst&#232;me multipolaire capable de rivaliser avec l'h&#233;g&#233;monie am&#233;ricaine.</p><p>L&#8217;influence grandissante de Vladimir Poutine, qui continue de tisser des liens au sein de cette coalition et de rassembler des partenaires, est un signe clair de la transformation en cours. Face &#224; une possible r&#233;&#233;lection de Trump, les BRICS pourraient se renforcer encore davantage, offrant aux nations &#233;mergentes un espace de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement moins contraint par l&#8217;ordre &#233;tabli.</p><p>Alors que l&#8217;Occident tarde &#224; prendre la mesure de ce changement, il est crucial de suivre ces &#233;volutions qui, bien que peu couvertes dans les m&#233;dias occidentaux, auront un impact direct sur la configuration de notre monde.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La montée des tensions au Moyen-Orient : Israël, le Liban et l'alerte des leaders occidentaux]]></title><description><![CDATA[La situation au Moyen-Orient conna&#238;t une intensification des tensions, marqu&#233;e par une augmentation alarmante des attaques isra&#233;liennes sur le Liban.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/la-montee-des-tensions-au-moyen-orient</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/la-montee-des-tensions-au-moyen-orient</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Sun, 06 Oct 2024 15:18:13 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/87ebad22-5dda-4381-a573-6ee6cf5f3159_1155x769.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>La situation au Moyen-Orient conna&#238;t une intensification des tensions, marqu&#233;e par une augmentation alarmante des attaques isra&#233;liennes sur le Liban. Cette escalade militaire a suscit&#233; des inqui&#233;tudes croissantes parmi les leaders occidentaux, dont le pr&#233;sident fran&#231;ais Emmanuel Macron, qui a r&#233;cemment exprim&#233; des pr&#233;occupations quant &#224; l'approvisionnement militaire continu d'Isra&#235;l.</p><h4>Le contexte des attaques</h4><p>Depuis plusieurs semaines, le Liban est devenu le th&#233;&#226;tre d'une intensification des frappes isra&#233;liennes, ciblant des infrastructures soup&#231;onn&#233;es d'&#234;tre li&#233;es &#224; des groupes arm&#233;s, notamment le Hezbollah. Les frappes, qui ont vis&#233; des d&#233;p&#244;ts d'armes et des bases suppos&#233;es de militants, ont caus&#233; des pertes civiles tragiques, ajoutant une pression immense sur un pays d&#233;j&#224; en proie &#224; une crise &#233;conomique sans pr&#233;c&#233;dent. Les tensions entre Isra&#235;l et le Liban remontent &#224; des d&#233;cennies, mais l'intensit&#233; actuelle des hostilit&#233;s a cr&#233;&#233; un climat de peur et d'incertitude parmi la population libanaise.</p><p>Dans un d&#233;veloppement surprenant, l'Iran a &#233;galement lanc&#233; des attaques contre Isra&#235;l, une d&#233;cision qui a &#233;t&#233; inattendue pour de nombreux observateurs. Ces frappes marquent une nouvelle phase dans la confrontation entre l'Iran et Isra&#235;l, qui s'affrontent indirectement depuis des ann&#233;es, mais dont l'escalade directe est rare. Cette action iranienne pourrait &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme un message de soutien au Hezbollah et un avertissement &#224; Isra&#235;l, d&#233;montrant la volont&#233; de T&#233;h&#233;ran de prot&#233;ger ses alli&#233;s r&#233;gionaux.</p><h4>Les r&#233;actions des leaders occidentaux</h4><p>Face &#224; cette escalade, plusieurs leaders occidentaux, y compris Emmanuel Macron, ont exprim&#233; leur pr&#233;occupation. Macron a appel&#233; &#224; un cessez-le-feu imm&#233;diat et a d&#233;clar&#233; qu'il &#233;tait imp&#233;ratif de cesser d'armer Isra&#235;l dans ce contexte. Ses commentaires soulignent une prise de conscience croissante des cons&#233;quences humanitaires des conflits et mettent en lumi&#232;re le besoin urgent de trouver des solutions pacifiques. Cette position refl&#232;te une tendance croissante parmi certains pays occidentaux &#224; r&#233;&#233;valuer leurs relations avec Isra&#235;l, notamment en raison des pr&#233;occupations humanitaires et des droits de l'homme.</p><p>Le soutien militaire constant d'Isra&#235;l par des pays comme les &#201;tats-Unis est &#233;galement de plus en plus critiqu&#233;. Les gouvernements europ&#233;ens commencent &#224; adopter une position plus critique, appelant &#224; une r&#233;&#233;valuation des politiques d'armement afin d'&#233;viter de prolonger le cycle de violence. La pression internationale pourrait jouer un r&#244;le crucial dans la recherche d'une r&#233;solution pacifique.</p><h4>Les cons&#233;quences pour la r&#233;gion</h4><p>Les cons&#233;quences de cette escalade sont multiples et pourraient avoir des r&#233;percussions durables sur la dynamique r&#233;gionale. Tout d'abord, l'augmentation des tensions entre Isra&#235;l et le Liban pourrait alimenter un cycle de violence qui risquerait d'entra&#238;ner d'autres pays de la r&#233;gion dans le conflit. Les groupes militants, tels que le Hezbollah, pourraient &#234;tre incit&#233;s &#224; intensifier leurs op&#233;rations, entra&#238;nant des ripostes isra&#233;liennes plus fr&#233;quentes et plus violentes.</p><p>La r&#233;ponse inattendue de l'Iran aux attaques isra&#233;liennes pourrait &#233;galement modifier les calculs strat&#233;giques dans la r&#233;gion. En renfor&#231;ant ses op&#233;rations contre Isra&#235;l, l'Iran pourrait inciter d'autres nations &#224; s'engager dans le conflit, ce qui augmenterait consid&#233;rablement les risques d'une guerre r&#233;gionale. Les relations entre Isra&#235;l et les &#201;tats voisins, notamment la Syrie et l'Iran, pourraient se d&#233;t&#233;riorer davantage, mena&#231;ant la stabilit&#233; r&#233;gionale.</p><p>Les ramifications &#233;conomiques ne peuvent &#234;tre ignor&#233;es. Les pays du Moyen-Orient, d&#233;j&#224; confront&#233;s &#224; des crises &#233;conomiques, pourraient voir leur situation se d&#233;t&#233;riorer en raison des conflits prolong&#233;s. Les populations locales souffrent d&#233;j&#224; de la hausse des prix, du ch&#244;mage et de l'instabilit&#233; politique, et une escalade des hostilit&#233;s pourrait entra&#238;ner des vagues de r&#233;fugi&#233;s, exacerbant la crise humanitaire.</p><h4></h4><p>La situation actuelle au Moyen-Orient est pr&#233;occupante, et les r&#233;centes attaques isra&#233;liennes au Liban, les frappes iraniennes contre Isra&#235;l et les r&#233;actions des leaders occidentaux soulignent l'urgence d'une r&#233;solution pacifique. Alors que les tensions continuent d'augmenter, il est essentiel que la communaut&#233; internationale s'engage &#224; trouver des solutions durables pour &#233;viter une escalade suppl&#233;mentaire. Les acteurs r&#233;gionaux doivent &#233;galement prendre conscience de l'importance de la diplomatie pour garantir la paix et la s&#233;curit&#233; dans une r&#233;gion d&#233;j&#224; fragile.</p><p>Dans ce contexte, la voix de la communaut&#233; internationale est plus cruciale que jamais pour soutenir le dialogue et encourager les initiatives de paix qui pourraient conduire &#224; un avenir plus stable et prosp&#232;re pour tous les pays du Moyen-Orient.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Israël et Iran : un jeu d’ombres derrière la mort de Nasrallah]]></title><description><![CDATA[Le Moyen-Orient est depuis des d&#233;cennies un th&#233;&#226;tre de conflits ouverts et de jeux de pouvoir invisibles.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/israel-et-iran-un-jeu-dombres-derriere</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/israel-et-iran-un-jeu-dombres-derriere</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Mon, 30 Sep 2024 12:47:30 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3d9f6761-d2cd-4958-8bdf-8ae1a2805b86_1597x898.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Le Moyen-Orient est depuis des d&#233;cennies un th&#233;&#226;tre de conflits ouverts et de jeux de pouvoir invisibles. Parmi les acteurs centraux, Isra&#235;l et l&#8217;Iran, deux puissances r&#233;gionales qui affichent ostensiblement leur rivalit&#233;. Pourtant, sous la surface, leur relation semble plus complexe, voire ambigu&#235;. La r&#233;cente mort de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, tu&#233; lors de frappes isra&#233;liennes au Liban, met en lumi&#232;re un double jeu intrigant entre ces deux pays. Si l&#8217;Iran se positionne comme l&#8217;un des principaux ennemis d&#8217;Isra&#235;l, certains indices sugg&#232;rent qu&#8217;il pourrait aussi, d&#8217;une mani&#232;re d&#233;tourn&#233;e, servir les int&#233;r&#234;ts de l&#8217;&#201;tat h&#233;breu.</p><h4>Une rivalit&#233; d&#233;clar&#233;e... mais complexe</h4><p>Officiellement, l&#8217;Iran et Isra&#235;l sont des ennemis jur&#233;s. L&#8217;Iran, &#224; travers ses discours et son soutien &#224; des groupes arm&#233;s comme le Hezbollah et le Hamas, ne cache pas son hostilit&#233; &#224; l&#8217;&#233;gard de l&#8217;&#201;tat isra&#233;lien. De son c&#244;t&#233;, Isra&#235;l ne manque jamais de r&#233;pondre par la force, consid&#233;rant la pr&#233;sence de groupes arm&#233;s pro-iraniens &#224; ses fronti&#232;res comme une menace existentielle.</p><p>Cependant, en grattant sous la surface, cette relation prend des airs de guerre froide o&#249; les affrontements directs sont &#233;vit&#233;s au profit de man&#339;uvres plus subtiles. La mort de Nasrallah en est un exemple frappant. En tant que leader du Hezbollah, organisation arm&#233;e chiite libanaise fortement soutenue par l&#8217;Iran, Nasrallah &#233;tait vu comme l&#8217;un des principaux opposants &#224; Isra&#235;l dans la r&#233;gion. Pourtant, certaines rumeurs circulent sur l&#8217;implication indirecte de l&#8217;Iran dans l&#8217;&#233;limination de ses propres alli&#233;s, notamment &#224; travers des actions qui, paradoxalement, pourraient b&#233;n&#233;ficier &#224; Isra&#235;l.</p><h4>Le double jeu de l&#8217;Iran : ennemis en public, alli&#233;s dans l&#8217;ombre ?</h4><p>L&#8217;&#233;limination de Nasrallah ne serait pas le premier cas o&#249; l'Iran semble jouer sur deux tableaux. En effet, des suspicions similaires entourent la mort de certains hauts dirigeants du Hamas, &#233;galement soutenu par T&#233;h&#233;ran. L'id&#233;e qu'une faction interne au r&#233;gime iranien puisse, dans l'ombre, faciliter des op&#233;rations isra&#233;liennes contre des figures pro-iraniennes ne peut &#234;tre &#233;cart&#233;e. Ces &#233;liminations, bien que nuisibles &#224; l'image de l'Iran en tant que protecteur de ses alli&#233;s r&#233;gionaux, pourraient aussi contribuer &#224; r&#233;duire les tensions internes et &#224; contr&#244;ler l&#8217;influence de certains mouvements qui &#233;chappent progressivement au contr&#244;le de T&#233;h&#233;ran.</p><p>Derri&#232;re l&#8217;apparence d&#8217;une opposition frontale, l&#8217;Iran pourrait donc se livrer &#224; un calcul plus subtil. En &#233;liminant des figures comme Nasrallah, l'Iran pourrait renforcer son contr&#244;le sur le Hezbollah, &#233;liminer des &#233;l&#233;ments devenus g&#234;nants, ou simplement &#233;viter des conflits ouverts avec Isra&#235;l. En d'autres termes, cette rivalit&#233; affich&#233;e pourrait masquer une forme de coop&#233;ration pragmatique visant &#224; maintenir un fragile &#233;quilibre dans la r&#233;gion.</p><h4>Isra&#235;l : l&#8217;art de profiter de l&#8217;ambigu&#239;t&#233;</h4><p>Isra&#235;l, de son c&#244;t&#233;, a tout int&#233;r&#234;t &#224; entretenir cette ambigu&#239;t&#233;. En ciblant des figures comme Nasrallah ou des chefs du Hamas, l&#8217;&#201;tat h&#233;breu renforce sa position de d&#233;fense contre ses ennemis les plus visibles tout en &#233;vitant une confrontation directe avec l'Iran. Cette strat&#233;gie permet &#224; Isra&#235;l de pr&#233;server son statut militaire dominant tout en exploitant les fissures au sein des alliances de ses adversaires.</p><p>Loin d'&#234;tre na&#239;f, Isra&#235;l semble avoir bien compris que, malgr&#233; les discours enflamm&#233;s de T&#233;h&#233;ran, l'Iran n'est pas pr&#234;t &#224; entrer en guerre directe. Cette perception permet &#224; Isra&#235;l de continuer ses frappes cibl&#233;es contre des figures importantes, sachant qu&#8217;une riposte iranienne directe reste peu probable.</p><h4>Le Liban : une nouvelle victime de ce jeu de pouvoir</h4><p>Au milieu de cette complexit&#233; g&#233;opolitique, le Liban demeure la victime silencieuse. Utilis&#233; comme terrain d'affrontement indirect entre Isra&#235;l et l&#8217;Iran, le pays est constamment plong&#233; dans le chaos. La mort de Nasrallah, bien qu&#8217;un coup s&#233;v&#232;re port&#233; au Hezbollah, pourrait provoquer encore plus d&#8217;instabilit&#233; au Liban, un pays d&#233;j&#224; paralys&#233; par les divisions internes et la crise &#233;conomique.</p><p>Cette situation r&#233;v&#232;le une v&#233;rit&#233; d&#233;solante : le Liban est, depuis longtemps, pris au pi&#232;ge dans un conflit qui le d&#233;passe. Alors qu'Isra&#235;l et l'Iran continuent leur double jeu, ce sont les civils libanais qui en paient le prix, avec des infrastructures d&#233;truites, une &#233;conomie en ruine et un avenir incertain.</p><h4>Vers un futur incertain : L&#8217;Iran et Isra&#235;l, d&#233;stabilisateurs de la r&#233;gion</h4><p>L&#8217;ambigu&#239;t&#233; de la relation Isra&#235;l-Iran soul&#232;ve des questions cruciales sur l&#8217;avenir du Moyen-Orient. Tant que ces deux puissances continueront &#224; utiliser des acteurs r&#233;gionaux comme le Hezbollah ou le Hamas pour servir leurs propres int&#233;r&#234;ts, la r&#233;gion restera pi&#233;g&#233;e dans une instabilit&#233; chronique. Le double jeu auquel ils se livrent, entre rivalit&#233; affich&#233;e et coop&#233;ration discr&#232;te, ne fait qu'exacerber les tensions locales, transformant des pays comme le Liban en champs de bataille pour des guerres qui ne les concernent pas directement.</p><p>En fin de compte, la mort de figures comme Nasrallah ou des leaders du Hamas, tout en apparaissant comme des victoires pour Isra&#235;l, pourrait aussi bien servir les int&#233;r&#234;ts cach&#233;s de l&#8217;Iran. Dans ce jeu de pouvoir o&#249; les alliances et les rivalit&#233;s s&#8217;entrem&#234;lent, il devient difficile de distinguer les v&#233;ritables objectifs de chacun. Ce qui est certain, cependant, c&#8217;est que tant qu&#8217;Isra&#235;l et l&#8217;Iran maintiendront cette ambigu&#239;t&#233; strat&#233;gique, la r&#233;gion continuera de souffrir de conflits et d&#8217;instabilit&#233;.</p><p>Le Moyen-Orient a besoin de paix, mais tant que ces deux puissances s&#8217;adonneront &#224; leur double jeu, cette paix restera un mirage lointain. Le Liban, pris entre deux feux, attend toujours son salut dans une r&#233;gion o&#249; la manipulation g&#233;opolitique semble &#234;tre la r&#232;gle plut&#244;t que l&#8217;exception.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[L'Ascension discrète de la Chine]]></title><description><![CDATA[Quand P&#233;kin redessine le monde : l'offensive silencieuse chinoise.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/lascension-discrete-de-la-chine</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/lascension-discrete-de-la-chine</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Tue, 24 Sep 2024 12:54:43 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/498f96b1-50ce-4cdd-b436-46ceb2cdaad2_1024x576.webp" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis des d&#233;cennies, la Chine poursuit une trajectoire impressionnante, marqu&#233;e par une mont&#233;e en puissance discr&#232;te mais d&#233;termin&#233;e. Alors que l'attention du monde est souvent d&#233;tourn&#233;e par des conflits visibles ou des crises imm&#233;diates, la Chine, elle, avance m&#233;thodiquement pour red&#233;finir l&#8217;ordre mondial. Cette offensive silencieuse, fond&#233;e sur l&#8217;&#233;conomie, la technologie et la diplomatie, bouleverse progressivement les &#233;quilibres &#233;tablis, sans confrontation directe avec les grandes puissances. Comment ce g&#233;ant asiatique, autrefois per&#231;u comme une puissance r&#233;gionale, parvient-il aujourd'hui &#224; remodeler la g&#233;opolitique mondiale ?</p><h3>L'&#233;conomie comme levier d'influence</h3><p>L&#8217;un des piliers centraux de l&#8217;offensive chinoise est son poids &#233;conomique colossal. L&#8217;initiative "Belt and Road" (la Nouvelle Route de la Soie) incarne cette strat&#233;gie, reliant plus de 70 pays &#224; travers des infrastructures financ&#233;es par P&#233;kin. Ce projet titanesque, qui repr&#233;sente des milliards de dollars d&#8217;investissements, vise &#224; cr&#233;er un vaste r&#233;seau d&#8217;&#233;changes commerciaux, o&#249; la Chine occupe une position centrale. En &#233;tablissant des infrastructures critiques dans des pays en d&#233;veloppement, la Chine ne se contente pas d&#8217;offrir des routes et des ports ; elle cr&#233;e des relations de d&#233;pendance &#233;conomique, consolidant ainsi son influence mondiale.</p><p>Mais cette strat&#233;gie ne s'arr&#234;te pas l&#224;. La participation active de la Chine aux BRICS (Br&#233;sil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et la mise en place de la New Development Bank (NDB) t&#233;moignent de sa volont&#233; de construire des alternatives aux institutions financi&#232;res occidentales, telles que la Banque mondiale et le FMI. Ces actions visent &#224; &#233;tablir une nouvelle architecture &#233;conomique mondiale, plus inclusive pour les &#233;conomies &#233;mergentes, mais aussi plus favorable aux int&#233;r&#234;ts chinois. Ainsi, P&#233;kin dessine patiemment les contours d'un syst&#232;me financier parall&#232;le o&#249; les r&#232;gles du jeu &#233;chappent progressivement &#224; la domination occidentale.</p><h3>Le num&#233;rique : un nouvel imp&#233;rialisme technologique</h3><p>L&#8217;autre terrain sur lequel la Chine avance de mani&#232;re invisible est celui de la technologie. La course pour la domination de la 5G, men&#233;e par le g&#233;ant Huawei, a mis en lumi&#232;re l&#8217;influence technologique croissante de la Chine. En proposant des infrastructures 5G &#224; des prix comp&#233;titifs, la Chine se positionne comme un acteur incontournable du futur num&#233;rique mondial. Mais au-del&#224; de la 5G, ce sont les g&#233;ants du num&#233;rique chinois, comme Alibaba, Tencent, ou encore ByteDance (maison m&#232;re de TikTok), qui &#233;tendent leur influence bien au-del&#224; des fronti&#232;res chinoises. Avec des centaines de millions d'utilisateurs &#224; travers le monde, ces entreprises ne sont pas simplement des acteurs &#233;conomiques ; elles sont des vecteurs de la culture et des int&#233;r&#234;ts chinois.</p><p>Ce nouvel imp&#233;rialisme num&#233;rique va de pair avec l'exportation de technologies de surveillance. La Chine propose des syst&#232;mes de surveillance sophistiqu&#233;s &#224; des r&#233;gimes autoritaires d&#233;sireux de renforcer leur contr&#244;le sur leurs populations. Ce mod&#232;le de surveillance, coupl&#233; aux avanc&#233;es en intelligence artificielle et en cybers&#233;curit&#233;, permet &#224; la Chine de devenir un fournisseur cl&#233; des infrastructures num&#233;riques mondiales, tout en fa&#231;onnant un mod&#232;le de gouvernance autoritaire, propice &#224; la consolidation de son influence.</p><h3>Diplomatie et soft power : s&#233;duire plut&#244;t que dominer</h3><p>Contrairement aux strat&#233;gies occidentales souvent marqu&#233;es par des interventions militaires ou des sanctions, la Chine privil&#233;gie le soft power pour renforcer son influence. Cela passe d&#8217;abord par une diplomatie culturelle active, &#224; travers la cr&#233;ation d&#8217;Instituts Confucius dans des dizaines de pays, destin&#233;s &#224; promouvoir la langue et la culture chinoises. Ces &#233;tablissements jouent un r&#244;le cl&#233; dans la diffusion d'une image positive de la Chine, tout en favorisant les &#233;changes acad&#233;miques.</p><p>Sur le plan m&#233;diatique, la Chine investit &#233;galement dans des cha&#238;nes d'information internationales comme CGTN, qui diffuse en plusieurs langues pour contr&#244;ler le narratif sur la sc&#232;ne internationale. &#192; travers ces outils, P&#233;kin cherche &#224; fa&#231;onner la perception mondiale de ses actions et &#224; promouvoir un mod&#232;le de d&#233;veloppement qui met l'accent sur la stabilit&#233; et la prosp&#233;rit&#233; &#233;conomique, plut&#244;t que sur la d&#233;mocratie lib&#233;rale.</p><h3>La recomposition des alliances internationales</h3><p>Dans sa qu&#234;te de r&#233;organisation de l&#8217;ordre mondial, la Chine s&#8217;appuie &#233;galement sur des alliances strat&#233;giques. Ses relations &#233;troites avec la Russie, dans un contexte de tensions croissantes avec l'Occident, en sont un exemple frappant. En collaborant sur des questions telles que l&#8217;&#233;nergie, la d&#233;fense ou la cybern&#233;tique, la Chine et la Russie forment un contrepoids face &#224; l'influence am&#233;ricaine et europ&#233;enne.</p><p>De plus, en Asie du Sud-Est, la Chine utilise &#224; la fois des moyens diplomatiques et coercitifs pour asseoir son contr&#244;le sur des territoires strat&#233;giques en mer de Chine m&#233;ridionale, tout en d&#233;veloppant des partenariats &#233;conomiques avec les nations voisines. En Afrique, la strat&#233;gie chinoise repose sur des investissements massifs dans les infrastructures, cr&#233;ant ainsi une nouvelle forme de colonialisme &#233;conomique o&#249; les &#201;tats endett&#233;s se trouvent d&#233;pendants des financements chinois.</p><h3>Un nouvel ordre mondial en formation</h3><p>L'offensive silencieuse de la Chine ne consiste pas en une confrontation directe avec l'Occident, mais plut&#244;t en une transformation progressive des r&#232;gles du jeu international. Alors que les &#201;tats-Unis et l'Europe s&#8217;enlisent dans des crises internes, la Chine, elle, avance sur tous les fronts : &#233;conomique, technologique, diplomatique et militaire. Cette strat&#233;gie pragmatique, fond&#233;e sur le long terme, permet &#224; P&#233;kin de red&#233;finir les rapports de force mondiaux.</p><p>Au fur et &#224; mesure que la Chine &#233;tend son influence, le monde assiste &#224; l&#8217;&#233;mergence d&#8217;un nouvel ordre multipolaire. La domination unilat&#233;rale de l'Occident, qui a pr&#233;valu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, est progressivement remise en question par cette mont&#233;e en puissance chinoise. Il ne s'agit plus de savoir si la Chine va redessiner l&#8217;ordre mondial, mais de comprendre comment cette transformation silencieuse va se d&#233;ployer dans les d&#233;cennies &#224; venir.</p><h3></h3><p>L'ascension de la Chine est un processus aussi discret qu'implacable. En jouant sur ses atouts &#233;conomiques, technologiques et diplomatiques, P&#233;kin transforme l&#8217;ordre mondial &#224; son avantage. Dans un contexte o&#249; la confrontation directe n&#8217;est pas privil&#233;gi&#233;e, la Chine avance m&#233;thodiquement, redessinant les contours d&#8217;un monde o&#249; son influence est appel&#233;e &#224; dominer. L&#8217;offensive silencieuse de la Chine n&#8217;est pas seulement une r&#233;alit&#233; pr&#233;sente, c&#8217;est une strat&#233;gie inscrite dans l&#8217;histoire &#224; venir.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le Sahel, nouveau terrain de jeu entre grandes puissances : l'enjeu russe]]></title><description><![CDATA[Le Sahel, zone charni&#232;re de l'Afrique, traverse une p&#233;riode de profondes turbulences marqu&#233;es par une s&#233;rie de crises s&#233;curitaires et politiques.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/le-sahel-nouveau-terrain-de-jeu-entre</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/le-sahel-nouveau-terrain-de-jeu-entre</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Sun, 22 Sep 2024 12:46:16 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/52b61c08-ebf0-4709-8208-54204d89743a_1200x900.webp" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Le Sahel, zone charni&#232;re de l'Afrique, traverse une p&#233;riode de profondes turbulences marqu&#233;es par une s&#233;rie de crises s&#233;curitaires et politiques. Des pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger connaissent une d&#233;stabilisation croissante, accentu&#233;e par le retrait progressif des puissances occidentales. Dans ce contexte, la Russie, avec l'appui du groupe paramilitaire Wagner, s'implante progressivement, profitant du vide laiss&#233; par l'Occident pour s'imposer comme un nouvel acteur g&#233;opolitique majeur.</p><p></p><h3>Racines de la crise au Sahel</h3><p>La crise actuelle au Sahel puise ses origines dans l'histoire coloniale, qui a laiss&#233; des &#201;tats fragiles, incapables de contenir les nombreuses r&#233;bellions ethniques et les mouvements djihadistes croissants. Les interventions internationales, comme l&#8217;op&#233;ration Barkhane dirig&#233;e par la France et la mission MINUSMA des Nations unies, ont tent&#233; de contenir la menace, mais leur efficacit&#233; s'est av&#233;r&#233;e limit&#233;e face &#224; la complexit&#233; des dynamiques locales. Cela a nourri un sentiment d'insatisfaction chez les populations et conduit &#224; un glissement progressif vers de nouvelles alliances.</p><h3>La mont&#233;e en puissance de Wagner et de la Russie</h3><p>La perc&#233;e russe au Sahel ne rel&#232;ve pas du hasard : elle s'inscrit dans une strat&#233;gie m&#251;rement r&#233;fl&#233;chie visant &#224; renforcer l&#8217;influence de Moscou sur le continent africain. En s&#8217;alliant &#224; des r&#233;gimes militaires r&#233;cemment install&#233;s au pouvoir, la Russie profite de leur besoin urgent de partenaires s&#233;curitaires et &#233;conomiques. Wagner, soci&#233;t&#233; militaire priv&#233;e avec des liens &#233;troits avec le Kremlin, op&#232;re en coulisses, offrant ses services pour s&#233;curiser des zones strat&#233;giques tout en consolidant l&#8217;assise politique des gouvernements pro-russes. Ce partenariat est fond&#233; sur des int&#233;r&#234;ts g&#233;opolitiques et &#233;conomiques : extraction de ressources pr&#233;cieuses, renforcement de l&#8217;influence de la Russie et contrebalancement de la domination occidentale.</p><h3>Impacts sur la s&#233;curit&#233; r&#233;gionale</h3><p>La pr&#233;sence de Wagner n'a pas entra&#238;n&#233; l'am&#233;lioration esp&#233;r&#233;e de la s&#233;curit&#233; dans la r&#233;gion. Au contraire, la situation s&#233;curitaire se d&#233;grade, avec une recrudescence des attaques djihadistes et une ins&#233;curit&#233; grandissante. Les forces de Wagner sont &#233;galement accus&#233;es d&#8217;abus contre les civils, notamment au Mali, ce qui exacerbe encore davantage la situation humanitaire. Cette implication soul&#232;ve des inqui&#233;tudes au niveau international, et les puissances traditionnelles comme la France ou les &#201;tats-Unis, ainsi que des organisations r&#233;gionales comme la CEDEAO, expriment des r&#233;serves sur cette influence croissante.</p><h3>Le Sahel, un nouvel &#233;chiquier g&#233;opolitique</h3><p>Le Sahel est aujourd'hui au c&#339;ur d'une lutte d'influence mondiale. La r&#233;gion est devenue un champ de bataille indirect entre la Russie, cherchant &#224; renforcer son emprise, et les anciennes puissances coloniales, qui tentent de maintenir leur pr&#233;&#233;minence. Des parall&#232;les peuvent &#234;tre dress&#233;s avec d'autres zones de conflit comme la Syrie ou la Libye, o&#249; la Russie joue &#233;galement un r&#244;le cl&#233;. La course &#224; l&#8217;exploitation des ressources naturelles, telles que l&#8217;or ou l&#8217;uranium, pousse Moscou &#224; s&#8217;ancrer davantage, mettant en place une strat&#233;gie &#233;conomique combin&#233;e &#224; une diplomatie de charme aupr&#232;s des gouvernements en qu&#234;te de nouveaux alli&#233;s.</p><h3>Quelles perspectives pour l'avenir ?</h3><p>L&#8217;avenir du Sahel demeure flou. Plusieurs sc&#233;narios sont envisageables : une escalade des conflits en raison de l'implication accrue de Wagner et de la Russie, une instabilit&#233; croissante, ou un sursaut international pour r&#233;tablir la paix. La coordination des efforts r&#233;gionaux et internationaux sera essentielle pour emp&#234;cher une expansion de la crise &#224; l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest et pour pr&#233;server la souverainet&#233; des &#201;tats concern&#233;s. Des solutions pourraient &#233;galement &#233;merger des populations locales elles-m&#234;mes, qui aspirent &#224; un avenir pacifique et stable.</p><p></p><p>La pr&#233;sence croissante de la Russie et du groupe Wagner dans la r&#233;gion du Sahel rebat les cartes du jeu g&#233;opolitique. Ce contexte, riche en enjeux s&#233;curitaires et &#233;conomiques, n&#233;cessite une r&#233;ponse internationale rapide et coordonn&#233;e. L&#8217;avenir du Sahel, et par extension de l'Afrique de l&#8217;Ouest, d&#233;pendra de la capacit&#233; des acteurs locaux et internationaux &#224; trouver un &#233;quilibre entre soutien ext&#233;rieur et respect de la souverainet&#233; nationale.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Trump vs Harris : une élection décisive pour l'avenir de l'Amérique]]></title><description><![CDATA[Un duel historique]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/trump-vs-harris-une-election-decisive</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/trump-vs-harris-une-election-decisive</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Sat, 21 Sep 2024 14:14:29 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/4ce83c5a-0eb7-480c-b3ce-577f95d7c06c_992x558.avif" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Un duel historique</strong></h3><p>L&#8217;&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2024 s&#8217;annonce comme l&#8217;une des plus d&#233;cisives et polarisantes de l&#8217;histoire moderne des &#201;tats-Unis. Avec Joe Biden hors course, Kamala Harris s&#8217;impose naturellement comme la candidate d&#233;mocrate, face &#224; un Donald Trump d&#233;termin&#233; &#224; retrouver la Maison-Blanche. Ce face-&#224;-face entre deux personnalit&#233;s politiques aussi contrast&#233;es symbolise une confrontation entre deux visions radicalement diff&#233;rentes pour l&#8217;avenir du pays. D&#8217;un c&#244;t&#233;, Trump continue de repr&#233;senter un populisme conservateur, centr&#233; sur la souverainet&#233; nationale et les libert&#233;s individuelles. De l&#8217;autre, Harris incarne un progressisme social qui met l&#8217;accent sur la justice, l&#8217;&#233;galit&#233; et l&#8217;inclusion. L&#8217;enjeu de cette &#233;lection d&#233;passe les simples querelles partisanes, c&#8217;est une v&#233;ritable lutte pour l&#8217;&#226;me et l&#8217;identit&#233; de l&#8217;Am&#233;rique.</p><h3><strong>La campagne de Donald Trump : retour au pouvoir ou ultime bataille ?</strong></h3><p>Donald Trump revient sur la sc&#232;ne politique avec une d&#233;termination renforc&#233;e, galvanis&#233; par son soutien populaire, malgr&#233; les multiples enqu&#234;tes judiciaires en cours &#224; son encontre. Ces proc&#232;s, loin de le freiner, semblent souder encore davantage sa base, convaincue qu&#8217;il est la victime d&#8217;un complot orchestr&#233; par les &#233;lites. Sa campagne se concentre sur des th&#232;mes familiers : la critique virulente de l&#8217;establishment de Washington, la promesse de restaurer la grandeur de l&#8217;Am&#233;rique ("Make America Great Again"), et une politique &#233;conomique protectionniste. Trump vise &#224; s&#233;duire un &#233;lectorat rural et ouvrier, en jouant sur la peur de l&#8217;immigration incontr&#244;l&#233;e et en d&#233;fendant la libert&#233; individuelle face aux exc&#232;s suppos&#233;s du gouvernement. Sa strat&#233;gie repose sur une rh&#233;torique de combat, visant &#224; rallier ceux qui se sentent abandonn&#233;s par le syst&#232;me politique traditionnel.</p><h3><strong>Kamala Harris : La nouvelle figure du parti d&#233;mocrate</strong></h3><p>En tant que premi&#232;re femme noire et sud-asiatique &#224; occuper le poste de vice-pr&#233;sidente, Kamala Harris a d&#233;j&#224; marqu&#233; l&#8217;histoire. Mais c&#8217;est en tant que candidate d&#233;mocrate qu&#8217;elle doit d&#233;sormais prouver sa capacit&#233; &#224; diriger le pays. Harris se pr&#233;sente comme l&#8217;h&#233;riti&#232;re de l&#8217;&#232;re Biden, tout en apportant une touche de renouveau. Elle pr&#244;ne une politique inclusive, ax&#233;e sur la d&#233;fense des droits civils, la lutte contre le changement climatique, et la r&#233;forme de la justice sociale. Harris s&#8217;efforce de s&#233;duire l&#8217;&#233;lectorat progressiste tout en rassurant les mod&#233;r&#233;s, en plaidant pour des r&#233;formes pragmatiques et une gestion &#233;quilibr&#233;e des crises &#233;conomiques et sociales. En mettant l'accent sur la diversit&#233; et l'&#233;galit&#233; des chances, elle tente de construire une coalition large qui englobe les jeunes, les femmes, les minorit&#233;s et les &#233;lecteurs urbains.</p><h3><strong>Une campagne polaris&#233;e : deux Am&#233;riques en confrontation</strong></h3><p>L&#8217;&#233;lection de 2024 met en lumi&#232;re une polarisation politique qui semble de plus en plus irr&#233;conciliable. Les &#201;tats-Unis sont aujourd&#8217;hui divis&#233;s en deux blocs presque &#233;tanches, chacun anim&#233; par des visions du monde diam&#233;tralement oppos&#233;es. D'un c&#244;t&#233;, les &#233;lecteurs de Donald Trump sont motiv&#233;s par des pr&#233;occupations li&#233;es &#224; la s&#233;curit&#233;, &#224; l'immigration, et au rejet des &#233;lites politiques et m&#233;diatiques. De l&#8217;autre, les partisans de Kamala Harris d&#233;fendent des id&#233;aux progressistes, comme la justice sociale, l'&#233;galit&#233; des droits et la lutte contre le changement climatique. Cette fracture se refl&#232;te dans la mani&#232;re dont les deux camps consomment l'information : les cha&#238;nes conservatrices comme Fox News soutiennent massivement Trump, tandis que les m&#233;dias progressistes comme MSNBC et le New York Times favorisent Harris. Dans cette campagne ultra-m&#233;diatis&#233;e, les &#233;lecteurs ind&#233;cis seront la cl&#233;, mais leur nombre diminue face &#224; la mont&#233;e du vote partisan.</p><h3><strong>Les enjeux g&#233;opolitiques et &#233;conomiques dans la campagne</strong></h3><p>Les questions internationales et &#233;conomiques occuperont une place centrale dans cette &#233;lection. Donald Trump continue de promouvoir une politique isolationniste et protectionniste, ax&#233;e sur le slogan "America First". Il critique les accords commerciaux internationaux, les organisations multilat&#233;rales comme l&#8217;ONU ou l&#8217;OTAN, et pr&#244;ne une r&#233;duction de l'engagement militaire &#224; l&#8217;&#233;tranger. En revanche, Kamala Harris met en avant une approche plus coop&#233;rative et multilat&#233;rale, cherchant &#224; restaurer les alliances internationales ab&#238;m&#233;es sous Trump. Elle d&#233;fend &#233;galement des politiques &#233;conomiques favorisant la redistribution et la lutte contre les in&#233;galit&#233;s, tout en pla&#231;ant le changement climatique au c&#339;ur de son programme. Les &#233;lecteurs devront choisir entre une politique plus tourn&#233;e vers l&#8217;int&#233;rieur, ax&#233;e sur la protection des industries am&#233;ricaines, et une vision mondiale, orient&#233;e vers la coop&#233;ration internationale et les enjeux globaux.</p><h3><strong>Les strat&#233;gies de campagne : comment Trump et Harris comptent-ils l&#8217;emporter ?</strong></h3><p>La strat&#233;gie de Donald Trump pour remporter cette &#233;lection repose sur la mobilisation massive de sa base dans les &#201;tats cl&#233;s du Midwest et du Sud. Il se concentre sur des th&#233;matiques populaires aupr&#232;s de cet &#233;lectorat, comme la baisse des imp&#244;ts, la d&#233;fense des armes &#224; feu, et la lutte contre l&#8217;immigration clandestine. Trump continue &#233;galement d&#8217;exploiter sa forte pr&#233;sence sur les r&#233;seaux sociaux, o&#249; il entretient un contact direct avec ses partisans.</p><p>De son c&#244;t&#233;, Kamala Harris doit s&#233;duire une coalition plus large et diversifi&#233;e, allant des progressistes aux centristes. Sa campagne met l&#8217;accent sur des questions de justice sociale, d&#8217;&#233;galit&#233; &#233;conomique et de droits civiques, tout en s&#8217;effor&#231;ant de capter l&#8217;attention des jeunes et des minorit&#233;s, notamment via des campagnes cibl&#233;es sur les r&#233;seaux sociaux. Harris doit aussi convaincre les &#233;lecteurs mod&#233;r&#233;s que son programme peut apporter stabilit&#233; et progr&#232;s, tout en &#233;vitant les exc&#232;s per&#231;us du progressisme.</p><p></p><p>L&#8217;&#233;lection de 2024 s&#8217;annonce comme un tournant majeur pour l&#8217;Am&#233;rique. Le r&#233;sultat d&#233;terminera non seulement la direction politique du pays pour les quatre prochaines ann&#233;es, mais pourrait aussi red&#233;finir la nature m&#234;me de la d&#233;mocratie am&#233;ricaine. Une victoire de Harris symboliserait un tournant vers une soci&#233;t&#233; plus inclusive et progressiste. Une victoire de Donald Trump repr&#233;senterait bien plus qu&#8217;un simple retour au pouvoir. Elle symboliserait la continuit&#233; d&#8217;un mouvement populiste qui, pour beaucoup, d&#233;fend les valeurs fondamentales du pays : la libert&#233; individuelle, la souverainet&#233; nationale, et le rejet de l&#8217;&#233;litisme. Trump, en capitalisant sur ses politiques &#233;conomiques protectionnistes et sa d&#233;fense des classes ouvri&#232;res et rurales, pourrait raviver un sentiment d&#8217;appartenance et de fiert&#233; nationale. Quoi qu&#8217;il arrive, cette &#233;lection marquera un nouveau chapitre dans l&#8217;histoire politique des &#201;tats-Unis.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Welcome / Bienvenue]]></title><description><![CDATA[This is International Perspectives.]]></description><link>https://www.thecompass.news/p/coming-soon</link><guid isPermaLink="false">https://www.thecompass.news/p/coming-soon</guid><dc:creator><![CDATA[Imène Bouchouareb]]></dc:creator><pubDate>Fri, 20 Sep 2024 12:32:21 GMT</pubDate><content:encoded><![CDATA[<p>This is International Perspectives.</p><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.thecompass.news/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Subscribe now&quot;,&quot;action&quot;:null,&quot;class&quot;:null}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.thecompass.news/subscribe?"><span>Subscribe now</span></a></p>]]></content:encoded></item></channel></rss>